La République démocratique du Congo, la Zambie, le Mozambique, le Zimbabwe et le Botswana ont décidé d’unir leurs efforts pour la construction de postes frontaliers à arrêt unique, dans le but de faciliter le commerce transfrontalier et de réduire les délais de passage aux frontières.
Ce projet stratégique a été au centre d’une réunion technique tenue le mercredi 18 février à Dubaï, aux Émirats arabes unis, réunissant les représentants des cinq États concernés.
Les ministres du Commerce extérieur de ces pays, en présence du partenaire logistique DP World et du Secrétaire général de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAF), ont examiné un modèle de financement adapté à la réalisation de ces infrastructures. L’objectif est clair : fluidifier le transit des marchandises, réduire les embouteillages aux postes frontaliers et diminuer les coûts liés au transport.
Selon le ministre congolais du Commerce extérieur, Julien Paluku Kahongya, cette initiative, lancée en marge du 39ᵉ Sommet de l’Union africaine à Addis-Abeba, contribuera à renforcer la compétitivité des produits africains sur les marchés régionaux et internationaux.
« Après la réunion d’Addis-Abeba, nous nous retrouvons ici à Dubaï avec nos homologues du Mozambique, de la Zambie, du Zimbabwe et du Botswana, aux côtés du Secrétaire général de la ZLECAF et de notre partenaire DP World, pour poursuivre les discussions engagées.
Il s’agit de mettre en place des postes frontaliers à arrêt unique afin d’accélérer les échanges commerciaux et de mettre fin aux longues files de véhicules à nos frontières », a-t-il déclaré.
Au-delà de la dimension technique, les échanges ont également porté sur les mécanismes de financement et les modalités concrètes de mise en œuvre du projet.
De son côté, le Secrétaire général de la ZLECAF, Wamkele Mene, a rappelé que cette initiative s’inscrit dans la dynamique d’accélération de la mise en œuvre effective de la Zone de libre-échange continentale africaine, avec pour ambition de stimuler davantage le commerce intra-africain et de renforcer l’intégration économique du continent.
Prince WALALA
