Au total cinq insurgés de la milice Mobondo, dont une femme, ont volontairement déposé, mardi 08 juillet dernier, les armes et se sont rendus aux Forces Armées de la République Démocratique du Congo ( FARDC ), à Kwamouth, dans la province du Mai-Ndombe.
Selon le capitaine Antony Mualushayi, le porte-parole de l’opération « Ngemba », cette reddition résulte de la pression exercée par l’armée dans cette zone à conflit.
« Cette reddition est le fruit de la pression soutenue exercée par les troupes des FARDC dans la zone, dans le cadre des opérations » Ngemba « , déployées notamment sur l’axe Bagata-Kwamouth, un corridor stratégique de la lutte contre les groupes armés dans cette région », a-t-il indiqué.
Interrogés par les FARDC, les ex-combattants Mobondo relèvent avoir été manipulés.
« Nous avons été manipulés. Ceux qui nous poussent à nous battre ne vivent pas ce que nous vivons . Nous voulons désormais revenir à une vie normale », a témoigné l’un d’eux.
Impliquée dans la restauration de la paix dans l’espace du Grand Bandundu, et particulièrement à Kwamouth au Mai-Ndombe, l’armée appelle les insurgés à déposer volontairement les armes.
« Ceux qui continuent à suivre ces leaders qui les exploitent et les envoient au feu gratuitement doivent comprendre qu’ils sont manipulés. La porte est encore ouverte. Ils peuvent déposer les armes, sortir de la brousse et contribuer à reconstruire le pays », a lancé le Capitaine Mwalushayi.
Les dernières informations renseignent que de nombreux miliciens traînent encore dans de fermes et villages lointains de Kwamouth. Une réalité qui a occasionné des déplacements massifs des populations civiles.
Abdias SHINGA
