Les enseignants de la ville et du territoire d’Inongo maintiennent leur exigence de paiement des salaires de décembre 2025 et janvier 2026 avant toute reprise des cours. Réunis samedi 17 octobre à l’espace de l’Église kimbanguiste, ils ont réagi à l’arrêté du 13 octobre du ministre provincial de l’Éducation nationale et Nouvelle Citoyenneté, Justin Molapi Iyolo, annonçant la reprise des activités scolaires lundi prochain, sur fond de grève sèche déclenchée le 25 août dernier.

Lors de cette rencontre, les professionnels de la craie ont réaffirmé que la reprise des cours ne saurait se faire sans le règlement de leurs arriérés de salaires. Ils dénoncent une situation qui pénalise à la fois les enseignants et les élèves, privés de cours depuis plusieurs mois.

Prenant la parole, Espérance Mpate a mis en cause la gestion des fonds destinés aux enseignants, alors que des assurances seraient données au niveau national quant à leur disponibilité.

« Nous reconnaissons qu’il y a de l’argent, mais où est passé celui qui a déjà été perçu par le MESP et la CNSSAP ? », s’est-elle interrogée, avant de réaffirmer que les enseignants ne reprendront les cours qu’après avoir reçu leur dû.

De son côté, Nathalie Ebengo a rejeté toute tentative d’intimidation et dénoncé la lenteur des négociations avec les autorités.

« Nous ne voulons pas d’intimidation. Nous vous avons attendus pendant plusieurs mois dans le cadre des négociations », a-t-elle déclaré, appelant les responsables concernés à privilégier une solution concrète à la crise.

Mpeti Bola Jean, enseignant à l’Institut Tosalisana et représentant du président de l’Intersyndicale lors de cette rencontre, a également pris part aux échanges autour de la situation sociale des enseignants et des conditions d’une éventuelle reprise.

Alors que la date du lundi 19 octobre approche, l’application de l’arrêté provincial se heurte ainsi à une revendication centrale : le paiement des deux mois de salaires impayés. En attendant une issue, les élèves de la ville et du territoire d’Inongo restent les premières victimes de cette crise qui prolonge l’interruption des cours.

G.EKOLE

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