Lors de son passage sur OB Télévision, dans un entretien conduit par le journaliste Orman Bola, la semaine dernière le gouverneur du Mai-Ndombe a estimé que la sécurité constitue la priorité centrale de son action depuis son élection à la tête de la province, il y a environ deux ans.
Il a expliqué que sa gouvernance s’appuie sur une stratégie d’anticipation et de dissuasion, menée en collaboration avec le comité provincial de sécurité, afin de prévenir les conflits communautaires qui ont marqué la province par le passé.
« Quand nous sommes arrivés aux affaires, nous avons compris que la sécurité était la première des priorités. Avec le comité provincial de sécurité, nous avons travaillé dans l’anticipation et la dissuasion », a-t-il déclaré.
Le gouverneur affirme que cette approche a permis de contenir plusieurs risques de violences dans différentes parties de la province, notamment dans les territoires de Bolobo et de Kutu, où des tensions communautaires ont nécessité des interventions sur le terrain.
« Nous avons été sur le terrain avec les services de sécurité pour anticiper et dissuader. Cela nous a permis d’éviter des situations qui pouvaient dégénérer », a-t-il ajouté.
Il reconnaît toutefois que la situation demeure fragile dans certaines zones, notamment à Kwamouth, où persistent des violences liées aux groupes dits Mobondo. Il salue cependant les efforts du gouvernement central dans la stabilisation progressive de cette partie de la province.
« À Kwamouth, la situation reste héritée et complexe, mais il y a des avancées grâce à l’implication du gouvernement central », a-t-il souligné.
Au-delà du bilan sécuritaire, le gouverneur a insisté sur un choix budgétaire assumé : l’orientation des ressources propres de la province vers les opérations de sécurité, notamment les interventions conjointes entre la police et l’armée lorsque cela s’avère nécessaire.
« Les ressources que nous mobilisons au niveau provincial sont en grande partie orientées vers les opérations de sécurité. À chaque fois que la police ou l’armée doit intervenir, nous accompagnons sans hésiter, car il s’agit de protéger la population », a-t-il expliqué.
Il a également évoqué un incident récent à Ntandembelo, où des armes à feu auraient été retrouvées entre les mains de certains jeunes, une situation qui a nécessité une réaction rapide des autorités provinciales.
« Dès qu’il s’agit de sécurité, il n’y a pas de calcul. Nous devons agir rapidement pour protéger la population », a-t-il conclu.
Il convient de noter que, depuis son élection à la tête de la province il y a pratiquement deux ans, la population du Mai-Ndombe ne cesse d’exprimer son mécontentement face à la gestion de cette entité pourtant riche en ressources naturelles.
Matthieu BEYA et Orman BOLA
