Le ministre provincial de l’Éducation, Justin Iyolo Molapi, a mis en garde, le lundi 12 mai dernier à Inongo, contre toute initiative de la surfacturation illégale des frais imposés aux élèves finalistes dans certaines écoles. Et ce, à quelques semaines des épreuves de l’examen d’État.

Dans une communication, le ministre a fermement rappelé les limites fixées par la réglementation en vigueur.

« Les frais officiels ont été clairement établis : 95 000 francs congolais pour la session spéciale (ADOP) et 85 000 francs pour la session ordinaire », a-t-il précisé, en s’appuyant sur l’arrêté pris par le gouverneur de province.

Face aux plaintes de certains parents d’élèves, le ministre n’a pas mâché ses mots.

« Aucun responsable d’école n’a le droit de réclamer un seul franc de plus. Toute tentative dans ce sens constitue une infraction », a-t-il martelé, mettant en garde les chefs d’établissements contre toute forme de surfacturation.

Cette mise en garde intervient alors que plusieurs parents dénoncent des hausses arbitraires opérées par certains chefs d’établissements. Pour le ministre, ces pratiques compromettent l’égalité des chances entre les candidats, en violation de l’esprit même de l’examen d’État.

« L’examen d’État est une institution nationale et son intégrité ne saurait être compromis par des pratiques mercantiles », a insisté Justin Iyolo. Il a également exhorté les acteurs éducatifs à jouer leur rôle dans le strict respect des textes réglementaires.

Pour garantir l’application stricte des mesures, un dispositif de suivi et de contrôle sera déployé dans tous les territoires de la province. Le ministre invite par ailleurs les parents et élèves à dénoncer tout cas suspect auprès des autorités compétentes.

« Il en va de la crédibilité de notre système éducatif et de la justice sociale que nous voulons promouvoir », a conclu le ministre.

Siméon TUENDELE

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