Le ministre provincial de l’Éducation nationale et Nouvelle Citoyenneté du Maï-Ndombe, Justin Molapi Iyolo, annonce la reprise des cours dès le lundi 19 octobre 2026 dans la province éducationnelle Maï-Ndombe 1. Mais sa décision de dissoudre le comité provisoire de l’intersyndicale des enseignants provoque une réaction de Gédéon Mfuba Bompagne, qui dénonce une mesure qu’il juge irrégulière et remet en question les compétences de l’autorité provinciale.

Dans une note circulaire référencée du 13 octobre 2026, MINEDU.NG.MND/CABMIN/624/2026, le ministre provincial annonce la reprise des activités scolaires sur toute l’étendue de Maï-Ndombe 1. Il justifie cette décision par les avancées enregistrées dans les démarches relatives au paiement des arriérés de salaires de décembre 2025 et janvier 2026, ainsi que par la nécessité de préserver l’année scolaire 2026-2027.

Justin Molapi Iyolo appelle les partenaires éducatifs à s’impliquer dans la reprise des enseignements et demande aux gestionnaires d’écoles de veiller à l’application de cette mesure. Il prévient que les contrevenants s’exposent à des sanctions disciplinaires.

Cette décision intervient après la dissolution du comité provisoire de l’intersyndicale provinciale, prononcée par un arrêté ministériel provincial. Le texte prévoit qu’aucune structure syndicale ne représente l’ensemble des enseignants de Maï-Ndombe 1 jusqu’à l’élection d’un comité définitif, dont l’organisation est confiée à l’intersyndicale nationale.

Réagissant à cette décision, Gédéon Mfuba Bompagne intersyndicale des enseignants de la province éducationnelle Maï-Ndombe 1, conteste la légalité de la dissolution. Pour lui, le ministre provincial ne dispose pas de la qualité nécessaire pour mettre fin au mandat de l’intersyndicale.

Le responsable syndical estime que les autorités chargées de l’éducation devraient privilégier le dialogue avec les représentants des enseignants plutôt que de prendre des mesures susceptibles d’aggraver les tensions.

Il considère également que la démarche du ministre soulève une contradiction : le comité provisoire est dissous alors que l’organisation des élections destinées à le remplacer reste à venir. Il s’interroge ainsi sur la procédure retenue et sur les responsabilités respectives du ministère provincial et de l’intersyndicale nationale.

Dans son intervention, Gédéon Mfuba Bompagne insiste également sur le caractère apolitique et la légitimité de l’intersyndicale. Selon lui, une organisation syndicale doit défendre les intérêts professionnels et sociaux des enseignants, indépendamment des appartenances politiques.

Il reproche à certains acteurs de mêler des considérations politiques à une question qui, selon lui, relève avant tout de la représentation syndicale et de la recherche de solutions aux difficultés rencontrées par les professionnels de l’éducation.

Le responsable rappelle que les démarches engagées par l’intersyndicale avaient pour objectif de faire aboutir les revendications des enseignants. Il défend ainsi l’action menée par son équipe et conteste la manière dont celle-ci a été écartée.

Au-delà du différend autour de la dissolution, la question salariale demeure au centre de la crise. Les enseignants réclament le paiement de leurs rémunérations de décembre 2025 et janvier 2026, dont le règlement a été à l’origine du mouvement de grève.

Le ministre provincial affirme que des avancées significatives ont été enregistrées dans les démarches entreprises pour obtenir le paiement de ces arriérés. Cette évolution constitue, selon lui, un motif suffisant pour favoriser la reprise des cours et éviter que les élèves ne continuent à subir les conséquences de la grève.

Pour l’intersyndicale, cependant, la résolution de la crise ne se limite pas à l’annonce de la reprise des enseignements. La question de la représentation des enseignants et les conditions dans lesquelles les décisions sont prises restent également des sujets de désaccord.

Avec la reprise annoncée pour le 19 octobre, les regards sont désormais tournés vers les établissements scolaires de Maï-Ndombe 1. L’application de la décision ministérielle dépendra notamment de la réaction des enseignants et de l’évolution des discussions entre les différentes parties.

Entre volonté de sauver l’année scolaire, revendications salariales et contestation de la dissolution de l’intersyndicale, le secteur éducatif de Maï-Ndombe reste confronté à un défi majeur : parvenir à une sortie de crise qui permette aux élèves de retrouver durablement le chemin des classes.

G.EKOLE

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