Téhéran a appelé, dimanche 12 avril 2026, à la prudence quant aux perspectives d’un accord rapide avec les États-Unis, à l’issue du premier cycle de négociations entre les deux pays. Les autorités iraniennes estiment que le processus diplomatique en cours nécessitera du temps et des discussions approfondies avant d’aboutir à des résultats concrets.

Selon des propos rapportés par le quotidien français Le Figaro, le porte-parole de la diplomatie iranienne, Esmaeil Baqaei, a souligné qu’aucune issue immédiate n’était envisageable.

« Il était évident dès le départ que nous ne devions pas nous attendre à atteindre un accord en une seule session de négociations. Personne ne s’y attendait », a-t-il déclaré.

Cette position traduit une volonté de gérer les attentes tout en maintenant le cap sur le dialogue. Pour Téhéran, les discussions avec Washington s’inscrivent dans un processus progressif, où chaque étape vise à rapprocher les positions des deux parties sur des dossiers sensibles.

Par ailleurs, les autorités iraniennes ont insisté sur l’importance de leur ancrage régional dans cette dynamique diplomatique.

« Nos contacts avec le Pakistan, ainsi que nos autres amis dans la région, se poursuivront », a ajouté Esmaeil Baqaei, mettant en avant une stratégie parallèle fondée sur la consolidation des relations avec les partenaires régionaux.

Ces déclarations interviennent dans un contexte international marqué par des tensions persistantes, mais aussi par des tentatives renouvelées de relancer le dialogue entre Téhéran et Washington.

Si aucune avancée majeure n’est attendue à court terme, les observateurs estiment que la poursuite des échanges pourrait ouvrir la voie à des compromis progressifs.

G.EKOLE

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