Le ministre provincial de la Santé publique, Hygiène et Prévoyance sociale, Dr Mpia Nsele Dido, a effectué, mercredi 08 avril 2026, une visite de travail dans plusieurs structures sanitaires de la ville d’Inongo, chef-lieu de la province du Maï-Ndombe. Cette descente de terrain s’inscrit dans une démarche d’évaluation directe des conditions de travail du personnel soignant et de la qualité des services offerts à la population.

Au cours de cette tournée, trois établissements ont été visités : l’Hôpital secondaire de Likwangola, le centre de santé Mama Yaka et le Centre médico-chirurgical Saturnino. Partout, le constat reste globalement préoccupant, notamment en ce qui concerne l’insuffisance d’équipements, le manque d’infrastructures adéquates et les difficultés persistantes liées à la non-mécanisation des professionnels de santé.
À l’Hôpital secondaire de Likwangola, outre ces difficultés, l’insalubrité des lieux a été décriée par le ministre, qui a insisté sur la nécessité d’améliorer l’hygiène hospitalière pour garantir des soins de qualité. Il a également relevé, au niveau de la pharmacie, un déficit criant en médicaments, compromettant la prise en charge adéquate des patients.
Devant le personnel de cette structure, le Dr Mpia Nsele Dido a réaffirmé les priorités de son mandat, notamment la lutte contre l’impunité dans la gestion du secteur et la promotion de l’équité entre les agents. Il a, en outre, annoncé la mise en place d’un programme annuel visant à primer le meilleur infirmier et la meilleure infirmière, afin de valoriser le mérite et stimuler la performance.
Sur le terrain, les besoins exprimés restent nombreux. À la maternité, la responsable Modiri Saphiate a déploré le manque criant de matériel obstétrique ainsi que l’absence d’un incinérateur pour la gestion des déchets biomédicaux. De son côté, Mbokolo Mpata a évoqué l’absence de matelas.
Les services techniques ne sont pas en reste : au laboratoire, le manque de lits pour les prélèvements sanguins et l’absence d’électricité compliquent sérieusement le travail des agents. La pharmacie, en plus du déficit en médicaments, fait face à plusieurs insuffisances structurelles, tandis que les services de maternité et de chirurgie manquent cruellement de matériel de base, notamment des lits d’accouchement, des pinces obstétricales et des équipements chirurgicaux. Le médecin directeur, Wuya Désiré, a ainsi sollicité l’implication urgente des autorités pour la réhabilitation de l’établissement.
Au centre de santé Mama Yaka, les mêmes difficultés ont été relevées, notamment le manque de lits et de matelas, l’insuffisance de l’espace d’accueil ainsi que les problèmes d’électricité. Toutefois, les efforts des responsables pour maintenir la salubrité de la structure avec les moyens de bord ont été salués, une dynamique encouragée sous l’impulsion du Gouverneur de la province du Maï-Ndombe, Nkoso Kevani Lebon.
Quant au Centre médico-chirurgical Saturnino, les responsables ont mis en lumière l’exiguïté des locaux, l’insuffisance de lits, l’absence d’une banque de sang et les difficultés liées à l’accès à l’électricité. Là aussi, les efforts visant à préserver la propreté et l’hygiène de la structure ont été encouragés, malgré les contraintes, toujours dans la dynamique impulsée par l’autorité provinciale.
Cette visite du Dr Mpia Nsele Dido met en évidence les défis structurels majeurs auxquels fait face le système de santé dans cette partie du pays. Elle ouvre également la voie à des actions correctives attendues, dans un contexte où l’amélioration de l’offre de soins demeure une priorité pour les autorités provinciales.
G.EKOLE
