La Première ministre Judith Suminwa Tuluka a exhorté, le week-end dernier les membres du gouvernement à assumer pleinement leurs responsabilités et à intensifier leurs efforts pour mener à bien les missions qui leur ont été confiées dans le cadre du programme d’actions du gouvernement.

Ceci pour faire face à la détérioration continue de la situation sécuritaire et humanitaire dans l’Est de la République Démocratique du Congo (RDC).

Dans son interventio lors de la 33ᵉ réunion du Conseil des ministres, la Cheffe du gouvernement a insisté sur la nécessité pour chaque ministre de redoubler d’efforts afin de répondre aux attentes de la population congolaise.

« Les défis auxquels nous faisons face doivent nous interpeller et nous pousser à nous engager davantage pour atteindre les objectifs du programme d’actions du gouvernement, qui s’inscrit dans la vision du Président de la République, Chef de l’État, notamment en matière de sécurité, d’infrastructures et d’amélioration du pouvoir d’achat de la population », a-t-elle déclaré, selon le compte rendu de la réunion.

Par ailleurs, Judith Suminwa a mis un point d’honneur sur le respect strict de la législation financière et budgétaire. Elle a rappelé à tous les ministres leur obligation de se conformer aux cadres légaux en vigueur et d’appliquer rigoureusement les procédures en matière de gestion des finances publiques.

« Chaque membre du gouvernement doit respecter scrupuleusement les règles budgétaires et financières, conformément aux textes en vigueur. Des précisions seront données sur les modalités et les formulaires nécessaires pour obtenir les avis requis », précise encore le compte rendu.

Un contexte sécuritaire toujours préoccupant

Cette interpellation intervient dans un climat particulièrement tendu, marqué par la guerre d’agression dans l’Est de la RDC. Depuis sa résurgence en 2021, la rébellion du M23, soutenue par le Rwanda, continue d’occuper de vastes territoires dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, malgré les appels répétés de la communauté internationale et des organisations régionales en faveur d’un retour à la paix.

Lors du Sommet conjoint EAC-SADC organisé à Dar-es-Salaam, en Tanzanie, les Chefs d’État et de gouvernement des deux organisations sous-régionales ont adopté une série de décisions urgentes destinées à atténuer la crise humanitaire, à favoriser une désescalade et à répondre aux attentes de Kinshasa pour secourir les populations meurtries, notamment à Goma.

Cependant, bien que les facilitateurs aient été désignés et que les Chefs d’état-major des armées de la SADC et de l’EAC se soient réunis, plusieurs résolutions issues du sommet peinent à être mises en œuvre. La réunion ministérielle, qui devait se tenir à Harare (Zimbabwe) le 28 février 2025, a été reportée à une date encore inconnue.

Des décisions clés en attente d’application

Parmi les mesures prises lors du sommet figurent :

-L’instauration immédiate d’un cessez-le-feu sans condition, impliquant aussi bien les parties étatiques que non étatiques.

-La réouverture de l’aéroport de Goma ainsi que des principales routes et voies lacustres pour permettre l’acheminement de l’aide humanitaire.

-Le rapatriement des militaires décédés et l’évacuation des blessés.

Malgré ces décisions, la mise en application reste un défi, alors que la situation humanitaire ne cesse de s’aggraver. Judith Suminwa insiste donc sur la nécessité pour le gouvernement de maintenir le cap et de mobiliser tous les moyens nécessaires afin de faire face aux enjeux sécuritaires et socio-économiques du pays.

Merveille META

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