L’entrepreneuriat des jeunes était au centre d’un atelier de sensibilisation organisé, jeudi 29 octobre 2026, par l’Agence nationale pour la promotion des investissements (ANAPI) à l’intention du monde universitaire d’Inongo, chef-lieu de la province du Maï-Ndombe. Plus de 500 étudiants, accompagnés de leurs autorités académiques, ont pris part à cette rencontre consacrée aux réformes du climat des affaires et aux opportunités d’investissement en République démocratique du Congo.

Organisée dans la salle du Cinquantenaire des religieuses catholiques de la congrégation de l’Immaculée Conception du diocèse d’Inongo, cette activité a été animée par Mireille Mafuta, sous-directrice chargée du suivi et de l’évaluation à la Direction du climat des affaires de l’ANAPI, représentant la directrice générale Rachel Pungu Luamba.

Au cours de cette rencontre, l’ANAPI, qui joue le rôle de guichet unique en matière d’investissements en RDC, a présenté aux participants les différentes initiatives engagées par le gouvernement pour assainir l’environnement des affaires et rendre le pays plus attractif aux investissements.

L’objectif était notamment de permettre aux étudiants de mieux comprendre les mécanismes existants et de disposer des informations nécessaires pour créer leurs propres entreprises. À cet effet, les universitaires ont été encouragés à travailler en équipe ou à se constituer en associations afin de mobiliser des capitaux importants, développer des projets et bénéficier des avantages prévus par le Code des investissements.

En présentant les missions de l’ANAPI et les réformes relatives à l’amélioration du climat des affaires, Mireille MAFUTA a insisté sur les retombées économiques que leur mise en œuvre pourrait produire à l’échelle nationale et provinciale.

Cette sensibilisation visait également à éveiller la conscience entrepreneuriale des étudiants et à les amener à s’approprier le processus des réformes engagées en RDC. La représentante de l’ANAPI les a notamment invités à se considérer dès à présent comme de futurs entrepreneurs, en s’appuyant sur les informations et les opportunités mises à leur disposition.

La démarche intervient après plusieurs autres séances de sensibilisation organisées par la délégation de l’ANAPI, en mission dans la province du Maï-Ndombe du 21 au 31 octobre 2026. Les opérateurs économiques, les députés et ministres provinciaux, les services publics, les associations et structures patronales du secteur privé, la société civile ainsi que la Cellule provinciale du climat des affaires ont également été concernés. Ces différentes rencontres ont suscité un intérêt autour des questions liées à l’amélioration du climat des affaires et des investissements au bénéfice de l’économie provinciale.

À Inongo, les milieux scientifiques et universitaires ont été appelés à devenir des espaces de réflexion et de formulation de propositions sur les défis économiques de la province. Plusieurs secteurs porteurs ont été évoqués, notamment l’agriculture, la pêche, l’écotourisme et le transport fluvial autour du lac Maï-Ndombe.

Les échanges ont également permis aux participants de faire part des difficultés auxquelles sont confrontés les entrepreneurs dans la province. Parmi les préoccupations soulevées figurent les tracasseries imputées à certains services publics ainsi que la fixation de taux élevés pour la délivrance de documents officiels, parfois en dehors des tarifs réglementaires. Face à ces préoccupations, l’ANAPI s’est engagée à mener un plaidoyer auprès des instances compétentes. L’institution a, par ailleurs, rassuré les participants sur la poursuite des efforts visant à améliorer l’environnement des affaires en RDC.

Les universitaires ont également été informés des possibilités offertes par le secteur formel, notamment l’accès aux marchés publics, aux financements de l’État et des banques commerciales pour renforcer les capacités de production, ainsi que l’affiliation aux centres de formalités des entreprises pour faciliter les démarches administratives. La couverture sociale des entrepreneurs et de leurs employés a également été présentée comme l’un des avantages liés à la formalisation des activités économiques.

Au-delà des exonérations prévues par la loi portant Code des investissements et créant l’ANAPI, plusieurs réformes légales et administratives ont été exposées aux étudiants. Il s’agit notamment de la création et du fonctionnement des tribunaux de commerce, de la mise en place du Guichet unique de création d’entreprise, de l’institution du Guichet unique intégral du commerce extérieur, de la décentralisation de la signature des permis de construire au niveau de l’administration de l’Urbanisme et Habitat ainsi que de la simplification des procédures de mutation immobilière.

Le document présenté fait également état de la réduction des frais de création des entreprises, fixés à 120 dollars américains pour les sociétés anonymes, 110 dollars pour les sociétés à responsabilité limitée et 40 dollars pour les établissements. D’autres mesures concernent l’instauration du formulaire unique de déclaration et de paiement des impôts, cotisations sociales et contributions patronales sur les rémunérations, avec son extension aux moyennes entreprises, ainsi que la réduction du taux de l’impôt sur les bénéfices et profits de 35 à 30 %.

La publication du Code du numérique, la loi sur le contenu local et l’ordonnance-loi relative à la promotion de l’entrepreneuriat figurent également parmi les réformes présentées. Pour permettre aux jeunes de concrétiser leurs initiatives économiques, l’ANAPI a également mis en avant les possibilités de financement offertes par différentes structures publiques.

Les étudiants et les scientifiques ont notamment été encouragés à créer des petites et moyennes entreprises, puis à les formaliser afin de devenir éligibles à certains mécanismes d’accompagnement et de financement. Parmi les structures citées figurent le Fonds de garantie de l’entrepreneuriat au Congo (FOGEC), le Fonds de promotion de l’industrie (FPI), le Fonds national de la recherche scientifique et de l’innovation technologique des jeunes ainsi que le Fonds social de la République démocratique du Congo (FSRDC).

L’objectif poursuivi est de faire de la jeunesse universitaire un véritable moteur de création d’emplois et de développement économique dans la province. La participation massive des étudiants issus notamment de l’Institut supérieur pédagogique (ISP), de l’Institut supérieur des sciences de santé et (ISSS) et de l’Institut supérieur des Techniques médicales (ISTM) d’Inongo a témoigné de l’intérêt du monde universitaire pour les questions d’entrepreneuriat et d’investissement. À l’issue des assises, l’appel de l’ANAPI s’est transformé en un engagement commun en faveur de l’entrepreneuriat, avec la participation active des représentants de ces établissements.

Pour l’ANAPI, les universitaires ne doivent pas seulement être des bénéficiaires des réformes, mais également des acteurs capables de réfléchir aux défis économiques de leur milieu, de proposer des solutions et de valoriser les opportunités locales. L’institution entend ainsi poursuivre, aux côtés du gouvernement, ses actions de promotion des réformes destinées à améliorer continuellement l’environnement des affaires sur l’ensemble du territoire national.

G.EKOLE

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