Le processus de mise en œuvre des réformes visant l’amélioration du climat des affaires est porté au plus haut niveau institutionnel par le président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, ainsi que par le gouvernement central. Plusieurs efforts sont consentis pour faire de la République démocratique du Congo une destination de choix pour les investisseurs nationaux et étrangers, notamment à travers l’amélioration de l’environnement juridique et réglementaire, la simplification des procédures administratives, la sécurisation des investissements et la promotion d’une administration publique plus efficace et plus proche des opérateurs économiques.

C’est dans cette dynamique qu’une délégation de l’Agence nationale pour la promotion des investissements (ANAPI), en mission officielle à Inongo, a organisé, ce lundi 26 octobre 2026, une matinée de vulgarisation des réformes du climat des affaires à l’intention des décideurs du Mai-Ndombe.

Ces assises se sont déroulées sous le patronage du gouverneur de province, Lebon Nkoso Kevani, représenté par le ministre provincial des Finances, Aimé Césaire Mikolo. La séance a été animée par Mireille Mafuta, sous-directrice chargée du suivi et de l’évaluation à la Direction du climat des affaires de l’ANAPI, représentant la directrice générale, Rachel Pungu Luamba.

La rencontre a réuni le président de l’Assemblée provinciale, Pascal Lokolo Botape, accompagné de plusieurs députés provinciaux, des ministres provinciaux, des membres du comité provincial de sécurité, le maire d’Inongo, des bourgmestres, des conseillers communaux, des chefs coutumiers, des représentants de la société civile ainsi que des services publics de l’administration nationale et provinciale.

Le décalage entre les décisions prises par le pouvoir central et les réalités vécues dans les provinces constitue l’un des facteurs susceptibles de réduire l’efficacité des réformes et de limiter leurs retombées sur les activités économiques et les investissements.

Pour l’ANAPI, une implication accrue des provinces est indispensable dans l’appropriation, la mise en œuvre et le suivi des mesures destinées à améliorer le climat des affaires. Parmi les difficultés relevées figurent la faible connaissance de certaines réformes, leur appropriation insuffisante par les acteurs concernés et le besoin de renforcer la coordination entre les services et institutions intervenant dans l’environnement économique.

En sa qualité de conseiller technique du gouvernement central et des gouvernements provinciaux en matière d’amélioration du climat des affaires et de promotion des investissements, l’ANAPI entend rapprocher son action des réalités provinciales. L’objectif est de permettre aux autorités locales d’intégrer cette problématique dans leurs politiques et stratégies de développement, en tenant compte des potentialités et des contraintes propres à chaque province.

L’agence souligne qu’un environnement économique assaini, une sécurité juridique et judiciaire renforcée ainsi que des procédures administratives simples, transparentes, prévisibles et accessibles sont indispensables pour rendre les provinces plus compétitives et attractives.

Prenant la parole au nom du gouverneur Lebon Nkoso Kevani, le ministre provincial des Finances, Aimé Césaire Mikolo, a salué la démarche consistant à associer davantage les provinces aux réflexions sur l’amélioration du climat des affaires, afin de trouver des solutions durables et adaptées aux réalités locales.

« Le gouvernement provincial s’engage à travailler main dans la main et en parfaite harmonie avec l’Assemblée provinciale dans le processus d’amélioration du climat des affaires et de promotion des investissements », a-t-il fait savoir, selon le compte rendu de la cellule de communication.

Le représentant du gouverneur a également souligné l’importance de l’adoption d’édits provinciaux à caractère économique pour contribuer au rayonnement du Mai-Ndombe et lui permettre de jouer pleinement son rôle dans le développement économique du pays. L’exécutif provincial a réaffirmé sa détermination à lutter contre les obstacles qui entravent l’amélioration du climat des affaires à Inongo et dans l’ensemble de la province. Il entend également travailler en partenariat avec le secteur privé, considéré comme un acteur essentiel de la création d’emplois et de richesses.

Parmi les engagements annoncés figure l’opérationnalisation de la cellule provinciale du climat des affaires. Cette structure devra assurer la coordination et l’orientation des actions liées à l’assainissement de l’environnement économique au Mai-Ndombe. Elle sera notamment appelée à veiller à ce que les investisseurs nationaux et étrangers bénéficient de l’accompagnement des services publics compétents pour développer durablement leurs activités et à améliorer leurs conditions de fonctionnement afin d’attirer de nouveaux opérateurs économiques.

Les autorités provinciales ont également exprimé le souhait de voir se construire un partenariat solide entre le pouvoir central et les provinces, grâce à un cadre dynamique de concertation permettant de mieux prendre en compte les aspirations provinciales dans les décisions nationales. Elles souhaitent aussi renforcer la collaboration entre le gouvernement provincial et le secteur privé, afin que les opérateurs économiques contribuent de manière significative à l’amélioration du climat des affaires.

Au cours de cette matinée de sensibilisation, l’ANAPI a rappelé les potentialités économiques du Mai-Ndombe et les secteurs susceptibles d’attirer des investissements prometteurs.

Dans le domaine forestier, les opportunités concernent notamment la gestion durable des forêts, les énergies renouvelables, les mini-centrales hydroélectriques et solaires ainsi que la participation aux marchés des crédits carbone.

Le transport fluvial figure également parmi les secteurs prioritaires. L’agence préconise la modernisation des flottes d’embarcations sur le lac Mai-Ndombe, avec des bateaux sécurisés et adaptés, ainsi que l’aménagement de petits débarcadères et d’entrepôts de stockage à Inongo.

Dans le secteur de la pêche, les pistes évoquées concernent la modernisation des techniques de capture, l’amélioration de la conservation du poisson dans des chambres froides, le développement du fumage industriel, le transport des produits halieutiques vers les marchés urbains, ainsi que la création de fermes piscicoles intensives et la fourniture d’intrants aquacoles.

L’ANAPI encourage également la construction d’infrastructures d’accueil et d’hôtellerie respectueuses de l’environnement à Inongo, ainsi que le développement de partenariats public-privé axés sur l’écotourisme et la valorisation du patrimoine naturel.

Dans le secteur agricole, l’agence a mis en avant la création d’unités modernes de transformation et de stockage des produits vivriers, notamment la farine de manioc et le maïs, en vue d’approvisionner les grands centres urbains comme Kinshasa. Les investissements dans l’agriculture durable et les cultures maraîchères à proximité d’Inongo constituent également des possibilités à valoriser.

Au terme de la rencontre, l’ANAPI a appelé le gouvernement provincial et l’Assemblée provinciale à conjuguer leurs efforts pour faire de l’amélioration du climat des affaires une réalité au Mai-Ndombe. L’agence souhaite voir émerger un environnement dans lequel les opérateurs privés pourront exercer leurs activités économiques et commerciales en toute sécurité, dans le cadre d’un partenariat gagnant-gagnant avec l’État congolais. Elle a enfin réaffirmé son engagement à accompagner le gouvernement provincial dans la recherche de solutions aux défis liés à l’amélioration du climat des affaires.

Pour le Mai-Ndombe, l’enjeu est désormais de traduire ces engagements en actions concrètes, capables de faciliter les investissements, de créer des emplois et de valoriser les ressources économiques de la province.

G.EKOLE

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