Le ministre provincial de l’Éducation nationale et Nouvelle Citoyenneté, Justin Molapi Iyolo, a été auditionné 23 octobre 2026, à l’Assemblée provinciale du Maï-Ndombe autour de la crise scolaire qui paralyse les écoles d’Inongo-ville et du territoire. Au centre des échanges : la grève des enseignants, la suspension du comité provisoire de l’intersyndicale et les mesures nécessaires pour assurer la reprise effective des cours.
À l’issue de cette séance de travail, présidée par rapporteur de l’Assemblée provinciale, le député Malachie Mpia Bokona a indiqué que les députés s’étaient impliqués pour favoriser le retour des élèves en classe. Il a notamment contesté la compétence du ministre provincial concernant la suspension de l’intersyndicale.
« Comme l’intersyndicale nationale ne reconnaît pas notre comité, le gouverneur lui-même devrait faire ce travail de suspendre ou de dissoudre cette intersyndicale provinciale », a-t-il déclaré, estimant que cette décision ne relevait pas des attributions du ministre.
Concernant le rôle de l’Assemblée provinciale dans la résolution de cette crise, Malachie Mpia Bokona a expliqué que son institution intervenait après les démarches des autorités exécutives.
« Nous ne pouvons pas agir avant le gouverneur, ni avant le ministre provincial de l’Éducation. Nous nous sommes aussi impliqués pour faire démarrer les cours », a-t-il précisé.
Le rapporteur a également appelé les parents à renvoyer leurs enfants à l’école et assuré que des dispositions étaient prises pour protéger les élèves, après les incidents enregistrés dans certaines écoles.
« Les parents doivent nous accompagner et envoyer leurs enfants à l’école. Il n’y a plus de problème. Nous prenons toutes les mesures de sécurité possibles pour garantir la vie de nos élèves dans les écoles », a-t-il affirmé.
De son côté, Justin Molapi Iyolo a expliqué que sa comparution visait à éclairer les députés sur les difficultés qui affectent l’éducation dans la province éducationnelle du Maï-Ndombe, particulièrement à Inongo-ville et dans le territoire.
« Les échanges ont été très fructueux. L’Assemblée provinciale voulait recueillir les informations à la source avant de rencontrer la délégation de l’intersyndicale provisoire dissoute », a-t-il indiqué.
Le ministre a rappelé que les enseignants réclamaient le paiement de leurs salaires de décembre 2025 et janvier 2026, une situation à l’origine de la paralysie scolaire.
« Les enfants ont fait presque un mois et nous approchons de la fin du deuxième mois sans que les écoles aient ouvert leurs portes », a-t-il expliqué, tout en soulignant que le gouverneur avait demandé aux enseignants de reprendre le travail dans l’intérêt de l’éducation.
Justin Molapi Iyolo a également reconnu que la reprise avait été perturbée par des résistances et des menaces visant certaines écoles qui avaient rouvert leurs portes.
« Le deuxième jour, un groupe d’enseignants qui n’avaient peut-être pas compris la situation, par manque de bonnes informations, est venu chercher à saccager ces écoles et à menacer celles qui avaient ouvert leurs portes », a-t-il déclaré.
Malgré ces tensions, le ministre s’est montré optimiste quant à la reprise des activités scolaires.
« Espérons que lundi, l’allure sera normale pour l’ouverture des écoles », a-t-il ajouté, remerciant l’Assemblée provinciale pour son implication dans la recherche d’une solution.
La reprise effective des cours demeure ainsi un enjeu majeur pour les autorités, les enseignants et les parents, alors que les retards scolaires s’accumulent à Inongo.