Le ministre provincial de l’Agriculture, Pêche et Élevage du Mai-Ndombe, Fabrice Longungu Bolingoli, a présidé vendredi 23 octobre 2026 à Inongo, une activité de sensibilisation des agriculteurs dans le cadre de la campagne agricole 2026-2027, marquée notamment par une remise symbolique de semences de maïs et de boutures de manioc. Cette activité s’inscrit dans une mission nationale consacrée à l’évaluation de la campagne agricole 2025-2026 et à la préparation de la nouvelle saison.

Conduite par Mwatsi Manyonzo, conseiller au ministère national de l’Agriculture et de la Sécurité alimentaire, la mission vise à sensibiliser les producteurs et à évaluer les résultats de la campagne précédente.

« Notre présence à Inongo se justifie par une mission officielle qui a deux objectifs : l’évaluation de la campagne agricole 2025-2026 et la sensibilisation pour la campagne agricole 2026-2027 », a expliqué Mwatsi Manyonzo.

Le chef de mission a rappelé que la nouvelle campagne, officiellement lancée à Boudjimaï par les ministres nationaux, est placée sous le thème « Cap vers l’indépendance alimentaire ».

« L’objectif, c’est que nous devons assurer l’indépendance alimentaire. Cela découle de la politique du chef de l’État, M. Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, qui prône la revanche du sol sur le sous-sol », a-t-il déclaré.

Pour Mwatsi Manyonzo, la RDC doit progressivement réduire sa dépendance à l’exploitation minière en valorisant davantage son potentiel agricole.

« Depuis 60 ans et au-delà, l’économie de notre pays dépend du secteur minier. Or, les emplois créés par le secteur minier ne peuvent pas égaler ceux du secteur agricole. Nous avons des terres en abondance », a-t-il souligné.

Il a notamment expliqué que l’agriculture peut générer des emplois durables, contrairement aux activités minières dont la fermeture peut entraîner le chômage des travailleurs. Le conseiller du ministère national a également détaillé les principaux axes de la stratégie mise en place par le ministre national de l’Agriculture et de la Sécurité alimentaire, Muhindo Nzangi Butondo, pour concrétiser la politique de la revanche du sol sur le sous-sol.

« Premièrement, il faut la relance des cultures vivrières, c’est-à-dire les cultures que nous utilisons régulièrement sur toute l’étendue de la République. Il y a notamment le riz, le maïs, le manioc et les haricots », a-t-il indiqué.

Il a ajouté que cette relance doit également concerner les cultures pérennes, notamment le cacao, le café et le palmier à huile. Le deuxième axe repose sur la disponibilité de semences en quantité suffisante et de bonne qualité, accompagnées d’engrais adaptés aux sols. Le troisième concerne la relance de la mécanisation agricole, notamment par la création de brigades de mécanisation dans les provinces.

« Quand nous aurons des semences améliorées, des engrais et une mécanisation agricole assurée, la production agricole va augmenter », a affirmé Mwatsi Manyonzo.

Il a également insisté sur la nécessité de développer des structures de stockage et de transformation afin de mieux conserver les récoltes, de réduire les pertes et de valoriser les produits locaux.

« Il faut que l’activité agricole soit acceptée par les agriculteurs comme une activité économique et non pas seulement comme une activité de subsistance », a-t-il recommandé.

Dans le cadre de cette sensibilisation, des intrants agricoles ont été remis symboliquement aux producteurs présents, notamment des semences de maïs et des boutures de manioc, deux cultures importantes dans la province du Maï-Ndombe.

« Les intrants que nous avons distribués aujourd’hui, d’une manière symbolique, concernent les cultures les plus pratiquées au Maï-Ndombe. Nous avons distribué quelques bottes de manioc et des sacs de maïs », a précisé le chef de mission.

Il a expliqué que cette initiative vise à encourager les agriculteurs à produire à partir de semences de qualité, en précisant que celles distribuées ont été reconnues par la structure compétente en matière de contrôle des semences.

De son côté, le ministre provincial de l’Agriculture, Pêche et Élevage, Fabrice Longungu Bolingoli, a inscrit cette activité dans le cadre de la mobilisation des producteurs et de la préparation de la nouvelle campagne agricole. Les actions de sensibilisation, notamment à travers la radio, doivent permettre aux agriculteurs de mieux comprendre les objectifs de la campagne et d’améliorer leurs pratiques.

Le Projet d’Autonomisation par la Valorisation de l’Entrepreneuriat Agricole et Rural sensible à la Nutrition, Inclusif et Résilient au changement climatique (AVENIR) a accompagné les services techniques déconcentrés, tant au niveau national que provincial, dans la réalisation de la mission d’évaluation de la production de la saison A 2026.

Menée en collaboration avec les services techniques du ministère de l’Agriculture et de la Sécurité alimentaire ainsi que l’Inspection provinciale de l’Agriculture et de la Sécurité alimentaire du Maï-Ndombe, cette mission s’est particulièrement intéressée aux activités des petits producteurs.

Le projet AVENIR a également assuré la logistique de la mission, contribuant à l’évaluation des rendements des semences de maïs et des boutures saines distribuées lors de la saison A 2026. Il a, en outre, accompagné les producteurs dans le lancement de la campagne agricole de la saison A 2027.

Placée sous la tutelle du ministère de l’Agriculture et de la Sécurité alimentaire, cette initiative entend soutenir les actions de développement agricole en RDC, particulièrement dans la province du Maï-Ndombe.

L’enjeu reste désormais de transformer cette mobilisation en résultats concrets sur le terrain, avec une amélioration des rendements, un renforcement de la production locale et une contribution durable à l’indépendance alimentaire du pays.

G.EKOLE

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