Le Conseil supérieur de l’audiovisuel et de la communication (CSAC) a interdit à Fils Benoît Mukoko Mudipanu, directeur général ad interim de la Régie d’assainissement de Kinshasa (RASKIN), de s’exprimer dans les médias pendant 80 jours. La décision a été annoncée ce mercredi 21 octobre 2026, à la suite de propos jugés incitatifs à la violence contre des ressortissants occidentaux, notamment belges.
Selon les éléments communiqués, la sanction fait suite à une vidéo dans laquelle Fils Mukoko évoque notamment la distribution d’armes dans des lieux publics et tient des propos hostiles à l’égard des Occidentaux présents à Kinshasa. Il avait également annoncé un sit-in devant l’ambassade de Belgique en République démocratique du Congo.
Ces déclarations ont été faites mardi 20 octobre, lors d’une causerie morale organisée au sein de l’UDPS.
Outre cette interdiction médiatique, le CSAC a convoqué l’intéressé pour une audition devant son Conseil.
Cette affaire intervient quelques jours après les perquisitions menées le 14 octobre 2026 en Belgique, notamment à Bruxelles et dans le Brabant, dans le cadre d’une enquête pour blanchiment visant des résidences liées à l’entourage familial du président Félix Tshisekedi.
Le 15 octobre, les autorités congolaises avaient également interdit tout contact entre le cabinet présidentiel et l’ambassade de Belgique, une mesure qui a été dénoncée par Bruxelles.
Dans ses déclarations, Fils Mukoko a par ailleurs accusé la Belgique de comploter avec l’ancien président Joseph Kabila dans le but de diviser la République démocratique du Congo.
Matthieu BEYA
