Le président du Conseil supérieur de l’audiovisuel et de la communication (CSAC) a rappelé que la liberté de la presse doit s’exercer dans le respect de l’éthique et de la responsabilité professionnelle. Il s’est exprimé vendredi 16 octobre, lors de la plénière extraordinaire du Parlement des étudiants, autour du thème consacré à l’éthique, à la sécurité juridique et à la souveraineté numérique.

« La liberté d’expression n’est pas un droit sans limites. La liberté de la presse n’est pas un permis de détruire ni un permis de désinformer », a-t-il déclaré, soulignant les risques liés à la diffusion de fausses informations sur les plateformes numériques.

Il a notamment dénoncé la désinformation, la manipulation de l’opinion publique et les discours de haine, favorisés par la facilité avec laquelle les contenus circulent sur les réseaux sociaux. Selon lui, ces pratiques peuvent fragiliser la société et menacer la qualité du débat public.

Le président du CSAC a toutefois précisé que la liberté d’expression permet de critiquer les autorités, de dénoncer les abus et de confronter les idées. Il a insisté sur le fait que la critique du pouvoir ne constitue pas, en elle-même, une infraction.

Il a également rappelé que les journalistes doivent informer, enquêter et analyser les faits sans se substituer à la justice, notamment en présentant des accusations non établies comme des vérités.

Pour le président du CSAC, le respect de l’éthique journalistique et la responsabilité dans la diffusion de l’information sont essentiels à la consolidation de la démocratie et à la protection de la souveraineté informationnelle de la République démocratique du Congo.

Matthieu BEYA

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