La persistance des difficultés de paiement des enseignants dans le territoire d’Inongo dans la province du Mai-Ndombe suscite des inquiétudes quant à l’avenir scolaire des enfants et à la stabilité sociale des familles. Dans un entretien exclusif accordé ce lundi 12 octobre 2026 à la rédaction de Mai-ndombenews.net, Victor Kokengo Bongo, coordonnateur de la Brigade anti-fraude du Maï-Ndombe, appelle les autorités à établir les responsabilités et à faire la lumière sur cette situation.

Pour cet acteur provincial, les conséquences de cette paralysie dépassent le seul cadre scolaire. Il estime que le maintien prolongé des enfants à domicile expose les familles à des difficultés supplémentaires, notamment en matière d’encadrement et d’éducation des jeunes filles.

« Nous sommes en train de vivre 24 heures sur 24 avec les enfants. Lorsqu’ils sont à l’école, les parents peuvent s’occuper d’autres activités. Mais maintenant, ils restent à la maison et cela devient une préoccupation majeure », explique Victor Kokengo Bongo, qui redoute des répercussions sur le comportement et l’avenir des jeunes.

Concernant la responsabilité des enseignants, le coordonnateur de la Brigade anti-fraude estime qu’il serait injuste de leur faire porter seuls le poids de cette crise. Il rappelle que ces professionnels doivent également subvenir aux besoins de leurs familles, payer leurs loyers et assurer la scolarité de leurs propres enfants, alors que les études secondaires et supérieures restent payantes.

« Le gros problème est de savoir qui détient les salaires. Il ne faut pas rejeter toute la responsabilité sur les parents et les enseignants », insiste-t-il, appelant à examiner les circuits de paiement et à identifier les causes des retards signalés.

Victor Kokengo Bongo s’interroge particulièrement sur la persistance de cette situation depuis décembre 2025 et janvier 2026, selon ses déclarations. Il demande aux pouvoirs publics de retracer les opérations financières et d’expliquer pourquoi les difficultés toucheraient les enseignants du Maï-Ndombe alors que, d’après lui, les paiements s’effectueraient dans d’autres territoires.

Le responsable met également en cause le manque de résultats visibles des mécanismes de contrôle. Il cite notamment l’Inspection générale des finances (IGF) et la Cour des comptes, dont il attend des éclaircissements sur les responsabilités éventuelles. Ses interrogations concernant Afriland et les circuits financiers restent, à ce stade, des accusations et des demandes d’explications qui nécessitent des vérifications indépendantes ainsi que les réponses des institutions concernées.

Pour lui, cette crise risque aussi de fragiliser la politique de gratuité de l’enseignement primaire.

« C’est une bombe à retardement qu’on a infligée aux enfants », prévient-il, estimant que l’interruption prolongée de la scolarité pourrait avoir des conséquences durables sur la société.

Victor Kokengo Bongo appelle ainsi les autorités compétentes à agir rapidement pour clarifier la situation salariale, rétablir le fonctionnement normal des écoles et préserver le droit des enfants à l’éducation.

Les enseignants de la ville d’Inongo et du territoire d’Inongo ont déclenché une grève sèche le 25 août 2026 pour dénoncer le non-paiement de deux mois de salaires, notamment ceux de décembre 2025 et de janvier 2026. Cette situation, qui perdure depuis plusieurs mois, perturbe les activités scolaires et suscite des inquiétudes quant aux conséquences sur l’éducation des enfants.

Lors de son entretien exclusif avec la rédaction de Mai-ndombenews.net, Victor Kokengo Bongo, Coordonnateur de la Brigade anti-fraude du Maï-Ndombe, a alerté sur les répercussions sociales de cette paralysie. Il estime que le maintien prolongé des enfants à domicile risque de compromettre leur encadrement et leur avenir scolaire.

G.EKOLE

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