La Première ministre de la République démocratique du Congo, Judith Suminwa Tuluka, a placé le 23 septembre 2026 la situation sécuritaire dans l’Est du pays au cœur de son intervention à la tribune des Nations unies, en appelant à la mise en œuvre effective des engagements internationaux en faveur de la paix.

Dans son allocution, la cheffe du Gouvernement congolais a dénoncé ce qu’elle présente comme l’agression rwandaise menée à travers l’AFC/M23, tout en condamnant également les violences attribuées à d’autres groupes armés actifs dans l’Est, notamment les ADF et la CODECO.

Judith Suminwa a également évoqué les différents processus diplomatiques engagés pour tenter de mettre fin au conflit, notamment l’accord de paix signé à Washington le 27 juin 2025 entre la RDC et le Rwanda ainsi que le processus de Doha.

Au centre de son plaidoyer figure la résolution 2773 du Conseil de sécurité, adoptée à l’unanimité le 21 février 2025. Ce texte demande notamment au M23 de cesser les hostilités, de se retirer des zones sous son contrôle et de mettre fin aux administrations parallèles établies sur le territoire congolais. Il appelle également les Forces de défense rwandaises à cesser leur soutien au M23 et à se retirer de la RDC sans condition.

Pour la Première ministre, l’enjeu ne réside donc plus dans l’adoption de nouveaux textes, mais dans leur application concrète sur le terrain.

« Nous n’attendons pas de nouveaux textes pour remplacer ceux qui ont déjà été adoptés. Nous attendons leur exécution », a-t-elle déclaré selon les propos fournis à la rédaction.

À travers cette intervention, le Gouvernement congolais entend ainsi maintenir la pression diplomatique sur la question sécuritaire dans l’Est de la RDC, alors que les initiatives de paix se poursuivent aux niveaux régional et international.

G.EKOLE

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