L’Alliance pour le Changement (A.Ch), parti de Jean-Marc Kabund, affirme que 24 de ses membres ont été arrêtés à la suite de la marche organisée mardi 15 septembre 2026 par la Coalition pour la défense de l’ordre constitutionnel (C64), contre tout projet de changement de la Constitution.

Dans un communiqué publié dimanche 20 septembre, à l’issue d’une réunion extraordinaire tenue à son siège national, le Comité exécutif national de l’A.Ch affirme avoir établi un premier bilan des conséquences de cette mobilisation sur ses structures et ses militants.
Selon le parti, les arrestations ont été enregistrées dans plusieurs villes, notamment dans les provinces du Haut-Katanga et du Lualaba. L’A.Ch fait état de six arrestations à Lubumbashi, deux à Likasi, sept à Kolwezi, deux à Kasumbalesa, une à Uvira, quatre à Kamina et deux à Kananga.
À Likasi, le parti affirme que son président fédéral, Paul Katodi, a été « gravement blessé ». Les personnes arrêtées dans cette ville auraient ensuite été transférées à Lubumbashi, selon la même source.
À Kinshasa, l’A.Ch fait également état de plusieurs blessés parmi ses membres et affirme que son siège national, situé dans la commune de Limete, a été attaqué lors des incidents ayant marqué la mobilisation.
Le parti accuse notamment des éléments présentés comme appartenant à la Force du Progrès d’avoir agressé des manifestants à l’aide d’armes blanches, notamment des machettes et des barres de fer, avec, selon lui, l’appui de policiers. Ces accusations sont rapportées comme étant celles de l’A.Ch et n’ont pas été établies de manière indépendante.
La formation politique signale par ailleurs des tensions à Kalemie et au Maniema. Elle affirme que les résidences de certains de ses responsables fédéraux auraient été encerclées par des éléments des forces de sécurité.
La marche du 15 septembre avait été organisée par la C64 dans plusieurs villes du pays pour s’opposer à tout projet de modification ou de changement de la Constitution. Dans plusieurs localités, les rassemblements ont été empêchés ou dispersés par les forces de l’ordre, tandis que des arrestations ont été rapportées.
Dans son communiqué, l’Alliance pour le Changement qualifie la situation de « tableau sombre » et annonce vouloir poursuivre la documentation des conséquences de cette mobilisation sur ses membres et ses structures.
Prince WALALA
