Le journaliste congolais Claude Pero Luwara affirme que les autorités belges lui auraient demandé de cesser ses activités journalistiques ou, à défaut, de ne plus critiquer le président Félix Tshisekedi et le gouvernement de Kinshasa.
Il l’a déclaré lors d’une conférence de presse tenue à Bruxelles, où il est revenu sur les difficultés auxquelles il dit être confronté depuis son arrivée en Belgique en 2022.
Selon Luwara, son travail journalistique serait considéré comme « conflictogène » par la police belge. Il affirme avoir été invité à mettre fin à ses critiques contre les autorités congolaises. À ce stade, ces déclarations n’ont pas été confirmées publiquement par les autorités belges.
Le journaliste a également dénoncé ce qu’il considère comme une discrimination raciale.
« Si c’était un Belge avec une couleur de peau différente de la mienne, la Belgique allait agir ainsi ? », a-t-il déclaré, estimant que sa situation aurait été traitée différemment s’il était Belge.
Cette sortie intervient après plusieurs agressions dont Claude Pero Luwara affirme avoir été victime en Belgique.
Le 3 septembre 2026, à Tirlemont, trois hommes masqués l’auraient attaqué à coups de marteau. Blessé, le journaliste a été pris en charge dans un établissement hospitalier. Une enquête a été ouverte par la police belge afin d’identifier les auteurs de cette attaque.
Cette agression intervient après deux autres faits rapportés depuis août 2025. Luwara affirme ainsi être confronté à des menaces et violences répétées depuis son installation en Belgique.
En RDC, Claude Pero Luwara fait l’objet de poursuites judiciaires. Les autorités congolaises l’accusent notamment de complicité avec l’AFC/M23, des accusations qu’il rejette.
En mars 2025, une récompense de 4 millions de dollars avait été annoncée par les autorités congolaises pour toute information susceptible de conduire à son arrestation.
Matthieu BEYA
