Le contrôle parlementaire au sein de l’Assemblée provinciale du Maï-Ndombe doit, selon le député provincial Patrick Kalina, être davantage orienté vers la défense des intérêts de la province. Élu du territoire de Kutu, il s’est exprimé sur cette question lors d’une émission diffusée sur C24 Plus, animée à Kinshasa par le journaliste Orman Bola.
Interrogé sur le bilan du contrôle parlementaire, Patrick Kalina a reconnu l’existence d’une certaine « complaisance » dans l’exercice de cette mission. Il a notamment évoqué le président de l’Assemblée provinciale du Maï-Ndombe, Lokolo Bothape qu’il décrit comme un responsable disposant d’une solide expérience et d’une importante expertise.
« C’est un vieux, bourré de matière et avec beaucoup d’expérience », a-t-il déclaré, tout en estimant que l’expérience dans la gestion des affaires publiques ne suffit pas nécessairement à faire de quelqu’un un fin politicien.
Pour Patrick Kalina, l’une des difficultés réside dans l’influence que peuvent exercer les partis politiques et leurs responsables sur certaines décisions parlementaires. Il déplore notamment des situations où des élus seraient appelés à privilégier les intérêts de leur formation politique ou de leur coalition au détriment de l’intérêt général.
« Quand les mentors ou les proches collaborateurs politiques appellent pour dire : “Ça, tu vas étouffer le parti. Ça, tu vas déranger la coalition”, on fait quoi ? On se plie », a-t-il expliqué.
Le député provincial de Kutu estime ainsi que les élus doivent faire preuve de davantage d’indépendance dans l’exercice de leur mandat et placer l’intérêt du Maï-Ndombe au-dessus des considérations partisanes.
« Ça demande des gens comme Patrick Kalina, qui ne voient que l’intérêt de la province », a-t-il soutenu.
Ces déclarations relancent le débat sur l’efficacité du contrôle parlementaire et sur l’équilibre entre appartenance politique et responsabilité des élus envers leurs électeurs et la province.
G.EKOLE
