La ministre des Affaires étrangères de la République démocratique du Congo, Thérèse Kayikwamba Wagner, appelle à la retenue et à la désescalade après l’incident armé survenu le mercredi 26 août 2026 à hauteur de l’île Makoloko, dans la province du Mai-Ndombe, entre des éléments des FARDC et une patrouille fluviale de la République du Congo.
Alors que le bilan de l’affrontement reste encore en cours d’établissement, la cheffe de la diplomatie congolaise invite à la prudence et demande d’éviter la diffusion d’informations non vérifiées. Elle estime nécessaire de laisser aux autorités des deux pays le temps de procéder aux vérifications et au recoupement des faits afin d’établir clairement les circonstances de l’incident.
Selon des sources concordantes, l’affrontement aurait éclaté après qu’un élément d’une patrouille fluviale mixte composée de gendarmes et de marins de la République du Congo aurait fait usage de son arme, provoquant la mort d’un jeune garçon de 15 ans du côté congolais, au niveau de l’île Makoloko.
À la suite des échanges de tirs, deux militaires de la République du Congo, dont un gendarme et un marin, auraient été capturés par les FARDC et conduits à Yumbi, dans le Mai-Ndombe. Trois autres éléments de la patrouille sont portés disparus, selon le bilan provisoire.
Face à cette situation, Thérèse Kayikwamba Wagner qualifie l’incident de « regrettable » et insiste sur la nécessité de privilégier la voie diplomatique. Pour la ministre, la priorité reste d’éviter toute escalade entre la RDC et la République du Congo, dans l’attente d’une clarification complète des faits.
Matthieu BEYA
