Le procès de la chanteuse congolaise Deborah Tshimpaka Mulanga, connue sous le nom de scène Rebo Tchulo, a franchi une nouvelle étape ce jeudi 06 août 2026, devant le Tribunal militaire de garnison de Kinshasa/Ngaliema. Le ministère public a requis une peine de quatorze (14) mois de servitude pénale principale contre l’artiste, poursuivie notamment pour incitation présumée des militaires à poser des actes contraires à la loi et à la discipline des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC).
Dans son réquisitoire, le major magistrat Prudence Mbambi, substitut de l’auditeur militaire supérieur, a demandé au tribunal de condamner la prévenue à quatorze mois de servitude pénale, assortis du paiement des frais d’instance, avec une contrainte par corps de six mois en cas de non-paiement dans le délai légal.
Le représentant du ministère public a également sollicité que l’action civile introduite par Kasaï Sadisa soit déclarée recevable et fondée, afin qu’il soit fait droit à ses prétentions conformément à la loi.
De son côté, la partie civile a réclamé une indemnisation de 250 000 dollars américains à titre de dommages et intérêts. Les avocats de Kasaï Sadisa estiment que la chanteuse doit répondre personnellement des conséquences de l’infraction d’incitation des militaires qui lui est reprochée.
Outre Rebo Tchulo, treize militaires, dont quatre en fuite, comparaissent également dans cette affaire. Ils sont poursuivis pour des faits présumés de torture, d’extorsion, de concussion et de violation des consignes militaires au préjudice de Kasaï Sadisa.
Le tribunal militaire devra désormais examiner les différents moyens développés par les parties avant de rendre son jugement dans ce dossier très suivi par l’opinion publique congolaise.
G.EKOLE
