Le Conseil de sécurité des Nations unies a décidé de durcir les sanctions contre plusieurs acteurs impliqués dans le conflit qui secoue l’est de la République démocratique du Congo. Dans une décision rendue publique le 16 juillet 2026, Corneille Nangaa, coordonnateur de l’Alliance Fleuve Congo/M23 (AFC/M23), ainsi que cinq autres responsables de groupes armés, ont été inscrits sur la liste des personnes sanctionnées par l’ONU.

Outre Corneille Nangaa, les personnes visées sont John Imani Nzenze, chef du renseignement du M23, Sébastien Uwimbabazi, général de brigade des FDLR, Gustave Kubwayo, alias « Sirkoof », commandant des FDLR-FOCA, Muhammed Lumisa, commandant des ADF chargé de la logistique, ainsi que Charles Sematama, chef militaire du groupe Twirwaneho.

Le Conseil de sécurité a également ajouté deux organisations à sa liste de sanctions : l’Alliance Fleuve Congo/M23 (AFC/M23) et le groupe armé Twirwaneho, actif dans les hauts plateaux du Sud-Kivu.

Les mesures imposées comprennent le gel des avoirs financiers, l’interdiction de voyager à l’étranger pour les personnes concernées ainsi qu’un embargo sur les armes. Selon l’ONU, ces sanctions visent à affaiblir les capacités financières et militaires des groupes armés responsables de l’insécurité persistante dans l’est du pays.

Cette décision s’inscrit dans le cadre de la résolution 1533 (2004), qui prévoit des sanctions contre les individus et les entités impliqués dans les violences en République démocratique du Congo. Les experts des Nations unies estiment que ces groupes continuent d’alimenter le conflit à travers des attaques contre les populations civiles, l’exploitation illégale des ressources naturelles et diverses violations des droits humains.

Matthieu BEYA

By admin