La marche de l’opposition congolaise, initialement prévue le 8 juillet, se tiendra finalement le 22 juillet 2026 à Kinshasa. Ce report fait suite à une médiation du président burundais, Évariste Ndayishimiye, également président en exercice de l’Union africaine, qui a invité les principaux leaders de la coalition Article 64 (C64) à des consultations sur la situation politique et sécuritaire en République démocratique du Congo.

À l’approche de cette mobilisation, le gouvernement congolais a assuré qu’il accompagnera son déroulement. Réunis dimanche sous la présidence du vice-premier ministre de l’Intérieur, Jacquemain Shabani, les responsables des services de sécurité, de renseignement et les autorités de la ville de Kinshasa ont arrêté les mesures d’encadrement de la manifestation.

À l’issue de cette réunion, le gouverneur de Kinshasa, Daniel Bumba, a indiqué que les forces de défense et de sécurité seront déployées afin d’assurer la quiétude de la capitale et de garantir le bon déroulement de la marche « dans un esprit républicain et démocratique ». Il a toutefois prévenu que tout acte portant « les germes de la subversion » sera interdit.

La coalition Article 64, qui regroupe notamment Martin Fayulu, Jean-Marc Kabund, Moïse Katumbi, Augustin Matata Ponyo et Delly Sesanga, prévoit de remettre un mémorandum au président Félix Tshisekedi afin de réaffirmer son attachement au respect de la Constitution de 2006.

Des marches sont également annoncées dans plusieurs provinces ainsi qu’au sein de la diaspora. Toutefois, certaines autorités provinciales, notamment à Kolwezi et à Lubumbashi, ont déjà interdit cette manifestation, illustrant des approches différentes dans la gestion de cette mobilisation à travers le pays.

Matthieu BEYA

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