Le ministre provincial de la Santé publique, Hygiène et Prévoyance sociale du Mai-Ndombe, Dr Dido Mpia Nsele, représentant le gouverneur de province Nkoso Kevani Lebon, a procédé vendredi 29 mai 2026 à Inongo au lancement officiel des activités marquant la célébration de la Journée mondiale de lutte contre le paludisme.

La cérémonie s’est déroulée dans la salle Cinquantenaire des Sœurs de l’Immaculée Conception, en présence de plusieurs autorités provinciales, notamment les ministres provinciaux du Genre et Famille, du Budget ainsi que d’autres membres du gouvernement provincial. Une importante délégation d’étudiants issus de différents instituts supérieurs et universités de la ville d’Inongo a également participé à cette activité de sensibilisation et de mobilisation contre cette maladie. Organisée par le Programme national de lutte contre le paludisme (PNLP), avec l’appui des autorités sanitaires provinciales et de plusieurs partenaires du secteur de la santé, cette activité a servi de cadre pour rappeler les défis persistants liés à la lutte contre le paludisme en République démocratique du Congo et particulièrement dans la province du Mai-Ndombe.

Prenant la parole au cours de cette cérémonie, le chef de division provinciale de la Santé du Mai-Ndombe, Francis Skambol Yave, a salué l’engagement des différents acteurs impliqués dans la lutte contre cette maladie.

« C’est avec un réel plaisir et une grande satisfaction que nous vous accueillons à cette cérémonie marquant la Journée mondiale de lutte contre le paludisme en RDC en général et au Mai-Ndombe en particulier. Cette journée représente une occasion importante pour notre pays de réaffirmer son engagement dans la lutte contre le paludisme, une maladie qui demeure l’un des principaux défis sanitaires dans notre pays », a-t-il déclaré.

Il a rappelé que malgré les progrès enregistrés grâce aux efforts du gouvernement, du Programme national de lutte contre le paludisme, des partenaires techniques et financiers ainsi que des communautés, cette maladie continue d’affecter de nombreuses familles congolaises, particulièrement les enfants et les femmes enceintes.

« Aujourd’hui, nous rendons hommage aux acteurs engagés dans cette lutte, notamment les médecins, infirmiers, relais communautaires, organisations partenaires et autorités sanitaires qui travaillent sans relâche pour sauver des vies et promouvoir des mesures de prévention efficaces », a ajouté Francis Skambol Yave.

Le chef de division provinciale de la Santé a également insisté sur l’importance de la sensibilisation communautaire autour de l’utilisation des moustiquaires imprégnées d’insecticide, du dépistage rapide, de l’assainissement du milieu ainsi que du traitement adéquat du paludisme. De son côté, le ministre provincial de la Santé publique, Hygiène et Prévoyance sociale, Dr Dido Mpia Nsele, a placé son intervention sous le thème mondial de l’édition 2026 : « Maintenant nous pouvons, maintenant nous devons ».

« C’est avec un cœur rempli de reconnaissance que je prends la parole en cette Journée mondiale du paludisme 2026. Ce thème détermine notre motivation à mettre fin au paludisme », a-t-il indiqué.

Le ministre provincial a rendu hommage au Président de la République, , pour son implication dans l’amélioration du système de santé à travers la mise en œuvre de la Couverture santé universelle, avant de saluer le leadership du gouverneur du Mai-Ndombe, Au cours de son allocution, Dr Dido Mpia Nsele a dressé un tableau préoccupant de la situation du paludisme dans la province.

« À chaque minute, un enfant meurt du paludisme à travers le monde. En Afrique, le paludisme décime plus de 600.000 vies chaque année avec une prédominance des enfants de moins de cinq ans. Dans notre province seulement, en 2025, 691.463 cas de paludisme ont été notifiés, entraînant 1.290 décès », a-t-il révélé.

Pour lui, ces chiffres traduisent une urgence sanitaire qui nécessite une mobilisation collective.

« Ces chiffres ne sont pas de simples statistiques, mais des vies humaines, des futurs brisés et des économies freinées », a-t-il souligné.

Le ministre provincial de la Santé a toutefois insisté sur les opportunités offertes aujourd’hui par les avancées médicales et les outils de prévention disponibles.

« Nous avons les outils et les techniques à notre disposition, notamment les moustiquaires imprégnées d’insecticide, la chimioprévention, les tests de diagnostic rapide, des traitements efficaces ainsi que des vaccins capables de réduire jusqu’à 75 % des épisodes de la maladie », a-t-il expliqué.

Face à la stagnation des progrès enregistrés depuis 2015 et aux défis liés notamment à la résistance aux insecticides et au réchauffement climatique, Dr Dido Mpia Nsele a appelé la population à s’impliquer davantage dans l’assainissement des milieux de vie et dans les actions de prévention.

« L’éradication du paludisme n’est pas seulement l’affaire du ministère de la Santé publique, mais l’affaire de tous. Nous devons nous impliquer personnellement en devenant les acteurs de notre propre protection », a-t-il insisté.

Clôturant son intervention, il a lancé un appel à l’action collective pour parvenir à l’objectif de “zéro décès liés au paludisme”.

« L’histoire nous jugera non pas sur la base des obstacles rencontrés, mais plutôt sur notre capacité à les surmonter. Ensemble, faisons du zéro décès lié au paludisme une réalité. Zéro décès lié au paludisme commence par ma maison », a conclu le ministre provincial de la Santé du Mai-Ndombe.

G.EKOLE

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