La problématique liée au paiement des agents et fonctionnaires de l’État dans la province du Mai-Ndombe demeure au centre des préoccupations des autorités provinciales. Le 26 mai 2026, une séance de travail s’est tenue entre la Commission Économique et Financière (ECOFIN) de l’Assemblée provinciale du Mai-Ndombe, l’opérateur économique Serge Richard Mputu Bonsisa, responsable de l’entreprise Bonsisa-EMFD, agent payeur des agents et fonctionnaires de l’État à Inongo, ainsi que la ministre provinciale du Budget, Petites et Moyennes Entreprises, Niclette Ntsumi Biwanga.

À l’issue des échanges, la ministre provinciale a exprimé de vives préoccupations face aux difficultés rencontrées dans le processus de paiement des salaires des agents publics, rappelant le caractère vital de cette rémunération pour les travailleurs de l’État et leurs familles.
« Le salaire ayant un caractère essentiellement alimentaire et vital pour les agents publics ainsi que leurs familles, nous avons pris part à une séance de travail avec la Commission ECOFIN de l’Assemblée provinciale, à laquelle nous étions conviés, afin d’examiner les multiples difficultés liées au système de paie actuellement assuré par l’agent payeur Bonsisa », a déclaré Niclette Ntsumi Biwanga.
La ministre provinciale a indiqué que plusieurs irrégularités et dysfonctionnements ont été relevés au cours des discussions, notamment l’exigence faite aux agents et cadres de l’État d’ouvrir un compte bancaire avant de percevoir leurs salaires.
« Au cours des échanges, plusieurs irrégularités et dysfonctionnements ont été relevés, notamment l’exigence illégale imposée aux agents et cadres de l’État d’ouvrir un compte bancaire comme condition préalable au paiement de leurs salaires. Cette situation engendre de graves conséquences sociales et économiques, paralysant de nombreux ménages et affectant considérablement les conditions de travail ainsi que la sérénité des agents publics », a-t-elle expliqué.
Face à cette situation, Niclette Ntsumi Biwanga a affirmé que les explications fournies par l’opérateur économique n’ont pas permis de dissiper les inquiétudes soulevées au sein de la Commission ECOFIN.
« Face à ces préoccupations, et n’ayant pas été convaincus par les explications fournies par l’opérateur économique, nous avons recommandé à la Commission ECOFIN de prendre des mesures urgentes et appropriées afin de mettre un terme à cette situation devenue préoccupante », a souligné la ministre provinciale.
Évoquant les concertations précédemment organisées sans résultats satisfaisants, la responsable provinciale du Budget et des Petites et Moyennes Entreprises a proposé des solutions immédiates afin de garantir aux agents publics un accès normal et sécurisé à leurs salaires.
« Par ailleurs, tenant compte du fait que plusieurs réunions et concertations organisées antérieurement n’ont malheureusement produit aucun résultat satisfaisant, nous avons proposé, séance tenante, que si l’opérateur concerné demeure incapable de se conformer aux exigences légales et administratives en vigueur, la paie soit immédiatement délocalisée ou qu’Ecobank procède à l’installation d’une agence à Inongo, dans le but de garantir un accès normal, régulier et sécurisé aux salaires des agents publics », a-t-elle ajouté.
En attendant l’examen du dossier en séance plénière de l’Assemblée provinciale, des orientations ont été données afin d’assurer le paiement rapide des agents concernés.
« Dans l’attente de l’examen de cette question en séance plénière, instruction a été donnée à l’opérateur économique de procéder sans délai au paiement des agents, sans conditionner celui-ci à l’ouverture d’un compte bancaire, et de se conformer strictement aux listings officiels de paie transmis par la Fonction publique », a conclu Niclette Ntsumi Biwanga.
Cette séance de travail de la Commission ECOFIN intervient dans un contexte marqué par des préoccupations croissantes autour de la régularité et des modalités de paiement des agents et fonctionnaires de l’État dans la province du Mai-Ndombe, où les autorités provinciales entendent renforcer le respect des procédures administratives et la protection des droits des travailleurs du secteur public.
G.EKOLE
