La province du Maï-Ndombe a enregistré des performances jugées encourageantes lors de la récente campagne de vaccination contre la poliomyélite, la rougeole et la rubéole organisée du 21 au 25 avril dernier. C’est ce qu’a déclaré le ministre provincial de la Santé publique, Hygiène et Prévoyance sociale, le Dr Mpia Nsele Dido, dans une interview accordée à la rédaction de Mai-ndombenews.net à l’issue de l’atelier d’évaluation tenu du 12 au 14 mai 2026 à l’Institut Supérieur des Sciences de Santé d’Inongo (ISSS). Cette rencontre a réuni les professionnels de santé venus des différentes zones sanitaires de la province.
Selon le ministre provincial, la Division provinciale de la Santé (DPS) du Maï-Ndombe avait mobilisé les 14 zones de santé ainsi que les 310 aires de santé pour assurer le bon déroulement de cette vaste opération de vaccination destinée aux enfants.
Le Dr Mpia Nsele Dido a indiqué que pour la vaccination contre la rougeole et la rubéole, la province attendait 1.205.446 enfants âgés de 6 à 14 mois. À l’issue de la campagne, 1.232.007 enfants ont effectivement été vaccinés, soit une couverture évaluée à 97,8 %.Concernant la poliomyélite, les autorités sanitaires prévoyaient de vacciner 560.279 enfants âgés de 0 à 59 mois. Au total, 501.549 enfants ont été atteints, représentant un taux de couverture proche de 99 %.
« En dépit des grandes difficultés qui ont entouré cette activité, nous avons réussi à atteindre des taux de couverture exceptionnels. C’est un record qui nous satisfait énormément et qui témoigne du travail remarquable réalisé sur le terrain par les équipes de santé », a déclaré le ministre provincial.
Abordant les contraintes rencontrées durant cette campagne, le patron de la santé au Maï-Ndombe a évoqué principalement le retard dans la mise à disposition des financements destinés aux prestataires engagés dans l’opération.
« Habituellement, les partenaires mettent les fonds à disposition à temps. Mais cette fois-ci, jusqu’à ce jour, certains prestataires n’ont pas encore été payés. Le principal défi a donc été l’arrivée tardive des financements », a-t-il expliqué.
Malgré cette situation, les zones de santé ont recouru à plusieurs mécanismes locaux afin de maintenir les activités, notamment grâce à l’appui des fournisseurs traditionnels pour l’approvisionnement en carburant et en matériels logistiques.
Le ministre provincial a également salué l’adhésion des communautés locales ainsi que l’implication des acteurs communautaires et des task-forces sanitaires, qui ont contribué à limiter les résistances et à sensibiliser efficacement les parents. Le Dr Mpia Nsele Dido a par ailleurs insisté sur la politique d’évaluation des performances instaurée dans le secteur sanitaire provincial, basée sur le principe de la « carotte et du bâton ».
Selon lui, la couverture vaccinale, le taux d’utilisation des services curatifs ainsi que le niveau des infections feront désormais partie des critères d’évaluation des prestataires de santé afin de renforcer la culture des résultats au sein des structures sanitaires.
Le ministre provincial a enfin adressé ses remerciements aux partenaires techniques et financiers, aux parents, ainsi qu’aux autorités du secteur éducatif ayant facilité le déroulement des activités de vaccination dans les écoles.
Profitant de cette occasion, il a lancé un appel aux parents pour renforcer l’adhésion à la vaccination des enfants face à l’émergence de nouvelles maladies favorisées, selon lui, par les effets du réchauffement climatique.
« Vacciner, c’est aimer et protéger son enfant. L’acceptation des vaccins contribue à l’immunité collective et permet de réduire la morbidité au sein de la communauté », a conclu le Dr Mpia Nsele Dido.
Au regard des résultats enregistrés, les autorités sanitaires du Maï-Ndombe se montrent optimistes quant au renforcement de la lutte contre les maladies évitables par la vaccination. Malgré les défis logistiques et financiers rencontrés, cette campagne aura démontré la capacité des équipes sanitaires, des partenaires et des communautés à se mobiliser pour protéger la santé des enfants à travers toute la province.
G.EKOLE
