La ministre d’État en charge des Affaires étrangères de la République démocratique du Congo, Thérèse Kayikwamba Wagner, a présenté et défendu, ce vendredi 8 mai 2026, devant le Sénat congolais, deux projets de loi portant ratification d’accords jugés stratégiques pour l’avenir diplomatique, sécuritaire et économique du pays.

Ces textes concernent notamment l’Accord de paix signé entre la RDC et le Rwanda ainsi que l’Accord de partenariat stratégique conclu entre la RDC et les États-Unis d’Amérique. Les deux instruments avaient déjà été déclarés recevables par l’Assemblée nationale le 13 avril dernier, ouvrant ainsi la voie à leur examen par la Chambre haute du Parlement.

Devant les sénateurs, la cheffe de la diplomatie congolaise a insisté sur la portée stratégique de l’Accord RDC–USA, présenté comme un nouveau cadre de coopération renforcée entre République démocratique du Congo et États-Unis. Celui-ci couvre plusieurs secteurs prioritaires, notamment les minerais critiques, l’énergie, les infrastructures et la sécurité.

Selon les explications fournies, cet accord prévoit également la mise en place de mécanismes conjoints de suivi et d’évaluation, dans le respect de la souveraineté nationale et des intérêts stratégiques de la RDC. Kinshasa entend ainsi consolider ses partenariats internationaux dans un contexte marqué par les enjeux géopolitiques liés aux ressources naturelles et à la stabilité régionale.

Par ailleurs, l’Accord de paix RDC–Rwanda, signé le 27 juin 2025 entre République démocratique du Congo et Rwanda, vise principalement la cessation des hostilités et le rétablissement durable de la sécurité dans la région des Grands Lacs.

Le texte prévoit notamment le respect mutuel de l’intégrité territoriale, le retrait des forces engagées dans les zones de conflit ainsi qu’une coordination sécuritaire régionale destinée à favoriser une paix durable. Cet accord intervient dans un contexte de tensions persistantes dans l’Est de la RDC, marqué par l’activisme de groupes armés et les accusations récurrentes entre Kinshasa et Kigali.

À travers cette double démarche diplomatique, le gouvernement congolais affiche sa volonté de conjuguer coopération internationale, stabilité sécuritaire et développement économique, tout en consolidant sa position sur l’échiquier régional et international.

G.EKOLE

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