Les récentes sanctions prises par le Département du Trésor des États-Unis à l’encontre de l’ancien président de la République démocratique du Congo (RDC), Joseph Kabila, et de certains membres de son entourage continuent de susciter de vives réactions au sein de la classe politique congolaise.

Dans une déclaration publiée dimanche 03 Mai 2026, sur son compte X (ex-Twitter), exploité par la rédaction de Mai-ndombenews.net le ministre du Commerce extérieur, Julien Paluku, a livré une lecture particulièrement tranchée de ces mesures, les présentant comme une validation de faits longtemps contestés.

Selon ce membre du gouvernement, ces sanctions vont bien au-delà d’un simple cadre administratif.

« Elles sont le reflet d’une vérité longtemps étouffée par le cynisme diplomatique », a-t-il affirmé, estimant que la communauté internationale reconnaît désormais des réalités jusque-là minimisées ou ignorées.

Julien Paluku a notamment évoqué une supposée convergence d’intérêts entre Joseph Kabila et le mouvement rebelle M23, une affirmation qu’il considère désormais comme établie. À l’en croire, « la jonction avérée entre Joseph Kabila et le M23 n’est plus une théorie du complot, mais une réalité géopolitique que les sanctions américaines viennent valider ».

Dans son commentaire, l’ancien gouverneur du Nord-Kivu a également dressé un tableau sombre de la situation récente du pays, évoquant « un théâtre d’ombres où le sang du peuple a servi d’encre aux accords secrets ». Il soutient que les mesures prises par Washington reposeraient sur des éléments probants accumulés sur une longue période.

« Ces sanctions ne sont pas prises en une semaine, elles reposent sur des preuves documentées et solides », a-t-il insisté, citant notamment des accusations de blanchiment de capitaux, de circuits de financement illicites, de corruption systémique, ainsi que d’affaiblissement des capacités de l’armée et de déstabilisation sécuritaire.

Ces déclarations interviennent dans un contexte sécuritaire particulièrement tendu dans l’est de la RDC, où les activités du M23 continuent d’alimenter les inquiétudes des autorités congolaises. Elles illustrent également la persistance des clivages politiques internes autour de la gestion passée et actuelle des crises sécuritaires du pays.

À ce stade, aucune réaction officielle de Joseph Kabila ou de son entourage n’a été enregistrée concernant ces sanctions américaines ni les accusations portées à leur encontre. Toutefois, ces développements pourraient marquer une nouvelle étape dans les relations entre Kinshasa et ses partenaires internationaux, tout en ravivant le débat national sur la responsabilité des acteurs politiques dans les conflits persistants à l’est du pays.

G.EKOLE

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