À l’occasion de la deuxième journée des travaux consacrés à la mobilisation du secteur privé et à l’alignement des investissements, les participants ont poursuivi les échanges sur les mécanismes capables de renforcer durablement le système éducatif congolais. L’accent a été mis sur la nécessité d’une coopération renforcée entre l’État, les entreprises privées et les partenaires techniques et financiers afin de répondre aux défis structurels du secteur.

Mme Jessica Véronique Webe, Directrice exécutive, a présenté ce 29 avril un 2026, un exposé liminaire centré sur les stratégies de financement d’un système éducatif apte à répondre aux besoins réels de la République démocratique du Congo.

Dans son intervention, elle a estimé que le principal défi n’est plus uniquement l’accès à l’éducation, déjà en progression, mais surtout la transformation en profondeur du système éducatif national.

Selon elle, la priorité ne consiste pas nécessairement à injecter davantage de ressources, mais à financer l’éducation de manière plus intelligente, plus ciblée et plus efficace.

Insistant sur trois piliers jugés essentiels pour réussir cette transformation. Il s’agit d’abord de financer, en faisant du budget public la base du système éducatif.Ensuite, aligner, à travers l’harmonisation des interventions et des investissements. Enfin, exécuter, en garantissant une mise en œuvre efficace des politiques publiques et des programmes éducatifs.

Pour la République démocratique du Congo, la Directrice exécutive a recommandé un modèle reposant sur plusieurs axes stratégiques : un leadership national fort porté par une vision claire de l’État, un cadre de résultats précis, un plan de financement structuré ainsi qu’une diversification des sources de financement.

Elle a également plaidé pour la réduction de la fragmentation des interventions grâce à une cartographie claire des actions menées et leur alignement avec les priorités du ministère de l’Éducation. À cela s’ajoutent le renforcement de la coordination sectorielle et la mise en place d’un pacte de partenariat entre l’État, le secteur privé et les partenaires au développement.

Parmi les principales recommandations formulées figurent le renforcement de l’engagement gouvernemental, la stimulation des investissements conjoints entre acteurs publics et privés, ainsi que l’adoption de réformes transformatrices accompagnées d’un cadre incitatif pour attirer davantage de capitaux.

Jessica Webe a enfin rappelé qu’investir dans le capital humain constitue un levier majeur de croissance économique et de développement durable pour la RDC. Une vision qui place l’éducation au cœur de la stratégie nationale de prospérité.

G.EKOLE

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