Les prix de plusieurs produits de première nécessité connaissent une baisse sensible ces dernières semaines à Inongo, chef-lieu de la province du Mai-Ndombe.

Ceci fait suite à une descente effectuée ce jeudi 24 avril 2026, sur le terrain par les reporters de Mai-ndombenews.net dans plusieurs marchés et points de vente d’Inongo.

Les Riz, les arachides, les maïs et autres denrées de consommation courante affichent de nouveaux tarifs, traduisant une amélioration relative de l’approvisionnement local. Entre satisfaction des ménages et appels à renforcer durablement la production agricole, cette tendance alimente les débats au sein de la population.

Interrogé par la rédaction, David Kilenge, commerçant spécialisé dans les produits de base au port d’Inongo, a confirmé cette évolution. Selon lui, la baisse des prix est liée aux conditions d’approvisionnement en provenance des villages producteurs.

« Comme vous l’avez constaté, selon la manière dont les produits sont achetés dans les villages, il y a effectivement une baisse des prix ici à Inongo. Depuis janvier, le prix du riz a sensiblement baissé, tout comme celui des arachides », a-t-il déclaré.

Le commerçant a précisé que les consommateurs distinguent les arachides blanches des rouges. Actuellement, un verre d’arachides blanches se vend à 500 francs congolais, tandis que les arachides rouges coûtent 550 francs congolais, contre 850 francs congolais entre janvier et février.

David Kilenge a, par ailleurs, invité les producteurs locaux à revoir également leurs prix à la baisse dans les zones de production, afin de maintenir cet équilibre favorable aux consommateurs.

De son côté, Andrien Nsele, autre commerçant de la vie économique locale, estime que la situation reste contrastée. Il reconnaît une certaine abondance actuelle sur le marché, mais souligne que la faible circulation monétaire limite les achats de la population.

Selon lui, malgré les baisses constatées, plusieurs produits comme le maïs, le riz, les arachides et l’huile de palme restent vulnérables aux fluctuations dues aux crises économiques ou logistiques.
Il déplore également la faiblesse de la production agricole dans la province du Mai-Ndombe, pourtant à vocation agricole.

« Ici, les producteurs n’exploitent pas de grands champs capables de fournir des quantités suffisantes. Ailleurs, notamment à Kikwit ou dans la province de l’Équateur, la production est beaucoup plus importante », a-t-il expliqué.

Pour remédier à cette situation, Andrien Nsele recommande la mise en œuvre des promesses d’appui aux agriculteurs faites par les autorités provinciales, afin de favoriser la transition vers une agriculture moderne et mécanisée.

Il a aussi relevé que de nombreux agriculteurs locaux ne cultivent qu’une seule fois par an, contrairement à d’autres régions où les champs sont exploités deux à trois fois annuellement. Une situation qui réduit l’offre disponible sur les marchés et contribue à la rareté périodique de certaines denrées.

Cette baisse actuelle des prix à Inongo apparaît ainsi comme un signal encourageant, mais les acteurs locaux estiment qu’une véritable solution durable passe par l’augmentation de la production agricole et la modernisation du secteur.

G.EKOLE

By admin