L’Assemblée provinciale du Mai-Ndombe a officiellement ouvert, ce lundi 30 mars 2026, sa session ordinaire de mars au cours d’une cérémonie solennelle organisée à Inongo. Les travaux ont été lancés sous la conduite du vice-président de l’organe délibérant, le député David Basaka Kezeza, en présence du vice-gouverneur de province, Trésor Mfuru Ngonke, des ministres provinciaux ainsi que de plusieurs autorités politico-administratives.
Dans son allocution d’ouverture, le vice-président de l’Assemblée provinciale a rappelé que la reprise des activités parlementaires s’inscrit dans le respect des dispositions légales, notamment l’article 16 de la loi portant principes fondamentaux de la libre administration des provinces, ainsi que du règlement intérieur de l’institution, qui fixe au 30 mars l’ouverture de la session de mars.
Abordant le contexte politique et institutionnel, David Basaka Kezeza a souligné que le moratoire suspendant les motions de défiance contre les gouverneurs ainsi que les pétitions visant les membres des bureaux des assemblées provinciales n’entrave en rien l’exercice du contrôle parlementaire. Il a indiqué que cette session s’ouvre dans un climat marqué par plusieurs défis, tant au niveau national qu’au plan provincial.
Parmi les questions évoquées figure notamment la récente grève des enseignants qui a secoué la province. À ce sujet, il a salué « la bravoure » du corps enseignant pour avoir repris le chemin de l’école, tout en appelant à des solutions durables en faveur de ce secteur clé.
Le vice-président de l’organe délibérant a également fait mention des avancées issues des accords de Washington signés le 24 décembre dernier, tout en exprimant son soutien à la dynamique de révision ou de modification de la Constitution de la République démocratique du Congo, impulsée par le président Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo. Il a, en outre, salué les efforts du gouvernement central, notamment à travers le ministre délégué en charge des anciens combattants, dans la lutte contre le phénomène Mobondo.
Sur le plan économique et administratif, l’orateur a insisté sur la nécessité de renforcer la mobilisation des recettes publiques à travers les huit centres de perception implantés dans les territoires de la province, tout en évoquant la suppression de l’antenne de Mushie afin de garantir l’autonomie de chaque centre. Il a également relevé le problème d’effectif pléthorique au sein de la Direction générale des recettes du Mai-Ndombe (DGRM), appelant à un assainissement en profondeur.
S’agissant de la gouvernance provinciale, il a souligné que la stabilité des institutions repose avant tout sur une collaboration harmonieuse entre les institutions provinciales et les entités locales.
Dans un ton ferme, David Basaka Kezeza a mis en garde contre l’usage abusif des réseaux sociaux, qualifiant certains groupes WhatsApp de « bombe à retardement » pour la province. Il a appelé les autorités judiciaires à se saisir des cas d’injures et de diffamation, même en l’absence de plaintes formelles, tout en invitant les services de sécurité à identifier et traduire en justice les auteurs de propos offensants.
Clôturant son discours sur une note symbolique, à la fin du mois dédié aux droits des femmes, il a adressé, au nom des députés provinciaux, ses vœux de réussite à toutes les femmes du Mai-Ndombe dans leurs différents domaines d’activités.
Prenant la parole à l’issue de la cérémonie, le député Mpia Bokona Malachie a confirmé l’ouverture effective de la session de mars, conformément au règlement intérieur, tout en appelant la population à en prendre acte. Il a réitéré le soutien de l’Assemblée provinciale à la révision constitutionnelle initiée au niveau national, estimant que la loi fondamentale doit évoluer avec les réalités actuelles du pays.
L’élu provincial a également dénoncé la mauvaise utilisation des réseaux sociaux par certains jeunes de la province, marquée par un manque de respect envers les autorités et entre citoyens. Concernant la situation des enseignants, il a précisé que des rapports ont déjà été transmis aux instances compétentes et que des avancées ont été enregistrées, tout en plaidant pour une solution définitive.
G.EKOLE et Israël BONGO
