La situation des droits humains dans l’Est de la République démocratique du Congo demeure alarmante. Selon une publication du média La Sentinelle du Congo de ce vendredi 27 mars 2026, consultée par la rédaction de Mai-Ndombenews.net, un total de 6 760 personnes ont été victimes de violations des droits humains au cours du mois de février 2026 dans les zones sous occupation de l’AFC/M23.

Ces données, rendues publiques par le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme, mettent en lumière l’ampleur des abus commis dans cette partie du pays, en proie à une insécurité persistante. Les violations recensées concernent principalement des atteintes graves aux droits fondamentaux des civils, notamment des exécutions sommaires, des violences sexuelles, des enlèvements et d’autres formes de traitements inhumains.

Selon les informations relayées, ces exactions s’inscrivent dans un contexte marqué par ce que les autorités congolaises qualifient d’agression rwandaise, exacerbant une crise humanitaire déjà critique dans la région.

Les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu demeurent les plus durement touchées par ces violations. Ces territoires, en proie à des affrontements armés récurrents, continuent de payer un lourd tribut, avec des populations civiles exposées à des violences systématiques et à des déplacements massifs.

Face à cette situation, plusieurs voix s’élèvent au niveau national et international pour appeler à un renforcement des mécanismes de protection des civils et à une réponse plus ferme de la communauté internationale.

La persistance de ces violations souligne l’urgence d’une solution durable à la crise sécuritaire dans l’Est de la RDC, où les populations civiles restent les premières victimes d’un conflit aux ramifications complexes.

Cette situation s’est progressivement installée depuis la résurgence du mouvement rebelle M23 en 2022, marquée notamment par la prise de la cité stratégique de Bunagana en juin 2022. Depuis lors, les rebelles ont étendu leur emprise sur plusieurs localités des provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, avec une intensification des offensives entre fin 2023 et début 2024 autour des zones proches de Goma et dans les territoires voisins, consolidant ainsi leur présence dans ces régions.

G.EKOLE

By admin