Le gouvernement congolais intensifie ses efforts pour encadrer l’impact environnemental des activités minières. À ce titre, une démarche de vérification a été engagée concernant des allégations de pollution de l’air à Fungurume attribuées à la société Tenke Fungurume Mining, illustrant la montée en puissance des politiques publiques en matière de régulation environnementale.

Sur instruction du ministre des Mines, Louis Watum Kabamba, les responsables de la société mise en cause ont été convoqués, le vendredi 20 mars 2026, afin de présenter leurs observations ainsi que les éléments techniques relatifs aux faits allégués. Cette démarche traduit la détermination des autorités à faire toute la lumière sur ces accusations et à préserver la santé des populations locales.

La réunion, présidée par le Directeur de Cabinet du ministre des Mines, a rassemblé plusieurs acteurs institutionnels clés, dont le Conseiller du Chef de l’État au Collège Mines, Énergie et Hydrocarbures, le Secrétaire général aux Mines ainsi que des experts issus de la Primature, du ministère des Mines et du ministère de l’Environnement. Cette mobilisation multisectorielle témoigne de l’importance accordée à ce dossier au sommet de l’État.

À l’issue des échanges, les parties prenantes ont été informées du déploiement imminent d’une mission conjointe de haut niveau à Fungurume. Celle-ci sera composée d’experts des services techniques compétents et de représentants de la société civile. Cette mission aura pour objectif de mener des analyses approfondies, notamment sur la qualité de l’air, la conformité des rejets industriels et le respect des normes environnementales et sociales en vigueur.

Un rapport détaillé sera élaboré à l’issue des investigations et rendu public, dans un souci de transparence et de redevabilité. Les autorités ont d’ores et déjà prévenu que toute situation avérée de non-conformité donnera lieu à des mesures appropriées, conformément aux lois de la République.

Cette action s’inscrit dans la vision du Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, mise en œuvre sous la coordination de la Première ministre, Judith Suminwa Tuluka. Celle-ci place la gouvernance responsable des ressources naturelles, la protection des populations et le respect des engagements environnementaux au cœur de l’action publique.

À travers cette initiative, le gouvernement congolais entend renforcer le contrôle des activités minières et rassurer les populations quant à sa capacité à faire respecter les normes environnementales. Une démarche qui pourrait marquer un tournant dans la gestion durable des ressources naturelles en RDC.

G.EKOLE

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