Le député national MBOMA KUMEZA Gaborian, élu de la Tshangu, a adressé le vendredi 20 Mars une question d’actualité au Directeur général de l’Office National d’Identification de la Population (ONIP), dénonçant le retard dans l’organisation du recensement général de la population en République démocratique du Congo.
Au centre de sa démarche, l’élu souligne qu’en près de quarante ans, le pays ne s’est pas doté de données démographiques actualisées. Une situation qu’il juge préoccupante, alors que des millions de Congolais vivent sans carte d’identité, malgré la création de l’ONIP en 2011.
Selon MBOMA KUMEZA Gaborian, cette absence d’identification officielle entraîne plusieurs conséquences, notamment des difficultés d’accès aux services publics, une insécurité administrative pour les citoyens et des risques d’irrégularités lors des élections. Il s’interroge ainsi sur la capacité de l’État à planifier le développement sans connaître précisément la population.
À travers cette initiative parlementaire, MBOMA KUMEZA Gaborian appelle les autorités compétentes à fournir des réponses claires sur l’organisation du prochain recensement ainsi que sur la délivrance effective des pièces d’identité aux citoyens.
Pour le député, la question de l’identification ne relève pas uniquement de l’administration, mais constitue un enjeu fondamental de droits. Il estime qu’un peuple privé de carte d’identité est un peuple privé d’une partie de ses droits essentiels.
Le premier recensement officiel de la République démocratique du Congo a eu lieu en 1984. Depuis cette date, aucun recensement complet n’a été réalisé.
Matthieu BEYA
