Une opération de ratissage menée par des soldats des Forces Armées de la République démocratique du Congo (FARDC) dans le village de Mbomo, situé dans le territoire de Bolobo, dans la province du Mai-Ndombe, a suscité, ce 19 mars 2026, une vive indignation au sein de la population et des acteurs de la société civile.

Selon les témoignages recueillis sur place, les militaires auraient violemment agressé un jeune homme identifié comme Mpongo Clovis, alors qu’il travaillait dans sa parcelle. Un acte qualifié de « violences inacceptables » par les responsables communautaires.

« Nous dénonçons avec la plus grande fermeté ces exactions. Les faits sont graves et ne peuvent rester impunis.
Il est impératif que les autorités identifient les responsables et les traduisent en justice », a déclaré Don King Bonga, coordonnateur de l’ASBL Bolobo Uni.

De son côté, Jephire, enseignant à l’Institut Mukwabio de Mbomo et témoin indirect de la situation, a confirmé la gravité des faits. « Les civils, et en particulier les jeunes, ne doivent jamais être victimes de violences dans le cadre de ces opérations. Nous attendons des autorités compétentes qu’elles prennent toutes les mesures nécessaires pour protéger la population », a-t-il insisté.

Cette affaire ravive les inquiétudes quant à la sécurité des civils dans le territoire de Bolobo et interpelle la hiérarchie militaire sur le respect strict des droits humains.

Les ONG locales ainsi que les représentants de la communauté appellent à l’ouverture d’une enquête immédiate afin d’établir les responsabilités et prévenir toute récidive.

G.EKOLE

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