Le gouvernement de la République démocratique du Congo a assuré que l’approvisionnement du pays en produits pétroliers reste sous contrôle, malgré les perturbations qui affectent actuellement les principales routes maritimes du commerce mondial. Cette assurance a été donnée vendredi 13 mars 2026 lors du Conseil des ministres tenu à Kinshasa, la capitale congolaise.
Selon le compte rendu présenté à l’issue de cette réunion gouvernementale, les autorités suivent de près l’évolution de la situation sécuritaire au Moyen-Orient, marquée notamment par des tensions autour du détroit d’Ormuz et du canal de Suez, deux corridors stratégiques du transport mondial d’hydrocarbures.
Ces voies maritimes concentrent une part importante du commerce énergétique mondial, avec environ 20 % de la consommation mondiale de pétrole transitant par le détroit d’Ormuz et près de 10 % par le canal de Suez. Les perturbations observées dans ces zones suscitent ainsi des inquiétudes sur l’évolution des prix internationaux et la fluidité des chaînes d’approvisionnement.
Malgré ce contexte international tendu, le ministre de l’Aménagement du territoire, assurant l’intérim de la ministre des Hydrocarbures, a tenu à rassurer les opérateurs économiques ainsi que les consommateurs congolais.
Selon les données présentées au Conseil des ministres, les stocks actuels de produits pétroliers disponibles dans le pays sont suffisants pour couvrir les besoins nationaux jusqu’au mois de juin prochain.
Par ailleurs, plusieurs cargaisons de pétrole sont attendues dans les semaines à venir.
Des navires pétroliers devraient en effet accoster prochainement afin de renforcer les capacités de stockage et sécuriser davantage l’approvisionnement du marché intérieur.
Face à la tendance haussière des prix observée sur les marchés internationaux, le gouvernement a également validé un plan d’action à court, moyen et long terme destiné à atténuer les effets de cette conjoncture mondiale sur l’économie nationale.
Ce dispositif vise notamment à maintenir la stabilité des prix à la pompe pour les consommateurs tout en préservant l’équilibre budgétaire de l’État, fortement exposé aux fluctuations des cours internationaux du pétrole.
À travers ces mesures, l’Exécutif congolais entend anticiper les éventuelles répercussions de la crise énergétique mondiale et garantir la continuité de l’approvisionnement en carburant sur l’ensemble du territoire national. Les autorités affirment ainsi leur volonté de protéger le marché intérieur et de limiter l’impact de la volatilité des prix internationaux sur le pouvoir d’achat des ménages.
G.EKOLE
