La ville de Goma s’est réveillée dans la peur ce mercredi 11 mars. Vers 4h30 du matin, des drones ont frappé les quartiers Himbi et Katindo. Les explosions ont fait trembler les maisons et réveillé les habitants en sursaut.
Le bilan provisoire fait état de trois morts, dont une humanitaire de nationalité française travaillant pour le Fonds des Nations Unies pour l’enfance ( Unicef). Plusieurs blessés ont également été recensés, tandis que des maisons et infrastructures ont été endommagées.
Cette attaque, attribuée aux Forces armées de la RDC, intervient alors que la ville est sous contrôle du groupe rebelle M23 depuis plus d’un an. Elle remet en cause l’accord de Washington, signé en décembre dernier pour tenter de ramener la paix entre Kinshasa et Kigali.
Le Rwanda, qui avait accepté de participer aux mécanismes de médiation, insiste sur le fait que toutes les parties doivent être traitées de la même manière. Pour Kigali, ce n’est pas seulement la rébellion qui viole le cessez-le-feu, mais aussi l’armée congolaise. Le pays invoque les sanctions imposées contre ses forces armées, qu’il juge injustes puisqu’elles sont accusées d’appuyer le M23.
Entre les drones, les affrontements, les accords bafoués et les accusations croisées, la paix semble encore bien lointaine dans cette partie du pays.
Matthieu BEYA
