La République islamique d’Iran a confirmé, dimanche 1er mars, la mort de son guide suprême, l’ayatollah Ali Khamenei, tué lors d’une opération militaire israélo-américaine.

Quelques heures avant la confirmation de Téhéran, le président américain Donald Trump avait annoncé sur son réseau social la mort du dirigeant iranien. Il avait affirmé que l’opération avait été menée grâce aux capacités de renseignement et de suivi des États-Unis, en coopération avec Israël.

Dans un communiqué diffusé par les médias d’État, les autorités iraniennes ont rendu hommage à celui qui dirigeait le pays depuis plus de trente-six ans, le qualifiant de « martyr ». Elles ont simultanément averti que cette attaque ne resterait pas sans réponse, promettant une riposte « ferme et proportionnée » contre les responsables israélo-américains.

Conformément à la Constitution iranienne, un mécanisme de transition a été activé. La direction provisoire est assurée par un conseil composé du président Masoud Pezeshkian, du chef du pouvoir judiciaire Gholamhossein Mohseni Ejeï, ainsi que d’un juriste du Conseil des gardiens de la Constitution.

Ce triumvirat devra gérer les affaires courantes de l’État jusqu’à la désignation d’un nouveau guide suprême par l’Assemblée des experts, organe chargé de nommer la plus haute autorité religieuse et politique du pays.

L’annonce intervient dans un contexte de forte instabilité régionale. Les forces armées iraniennes ont été placées en état d’alerte, tandis que des rassemblements ont été signalés dans plusieurs villes, entre recueillement et appels à la résistance.

La disparition d’Ali Khamenei ouvre une phase d’incertitude politique majeure pour l’Iran et pourrait redéfinir les équilibres au Moyen-Orient.

Matthieu BEYA

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