Les États-Unis ont accusé le Rwanda de jouer un rôle direct dans le conflit armé à l’Est de la République démocratique du Congo (RDC). Et ce, le vendredi 12 décembre, devant le Conseil de sécurité des Nations unies.
En effet, l’ambassadeur américain Mike Waltz a déclaré que Kigali contrôle depuis 2021 le groupe rebelle M23 ainsi que son aile politique, l’Alliance du Fleuve Congo (AFC).
Washington affirme que les Forces de défense rwandaises (RDF) auraient déployé entre 5 000 et 7 000 soldats sur le territoire congolais, apportant un appui militaire, logistique et stratégique au M23. Des équipements sophistiqués, dont des missiles sol-air, des drones suicides et de l’artillerie lourde, auraient été utilisés lors des récentes offensives.
L’avancée des combats jusqu’à Uvira, dans le Sud-Kivu, ainsi que des frappes signalées sur le territoire burundais, font craindre une escalade régionale majeure.
Les États-Unis exigent le retrait immédiat des troupes rwandaises de la RDC, appellent à un renforcement du mandat de la MONUSCO et menacent de sanctions contre les responsables de cette ingérence.
Matthieu BEYA
