Le Gouvernement de la République démocratique du Congo a vivement dénoncé, le mercredi 10 décembre, une offensive d’envergure menée par les Forces de défense du Rwanda (RDF) dans la région d’Uvira, au Sud-Kivu. Cette attaque, marquée notamment par l’utilisation de drones kamikazes, a causé de lourdes pertes humaines et d’importants dégâts matériels.

Dans un communiqué officiel, Kinshasa parle d’une « détérioration alarmante » de la situation sécuritaire, dénonçant une violation flagrante du cessez-le-feu, des engagements pris dans les récents accords de paix, ainsi que du droit international humanitaire.

Le bilan humain et humanitaire est dramatique : plus d’une centaine de morts, plus de 200 000 déplacés, et de nombreuses infrastructures civiles réduites à néant. Le gouvernement exprime sa solidarité envers les victimes, notamment les habitants d’Uvira « pris au piège des attaques ».

La tension a franchi un nouveau seuil le 4 décembre, lorsque des tirs d’artillerie RDF/M23 ont atteint le territoire burundais, suscitant l’inquiétude sur une possible régionalisation du conflit. Kinshasa évoque ainsi « le potentiel déstabilisateur de cette agression pour toute la région des Grands Lacs ».

Les autorités congolaises accusent clairement le Rwanda et ses alliés du M23 d’être à l’origine de cette escalade. Le gouvernement appelle la communauté internationale à prendre des mesures contraignantes, notamment des sanctions ciblées, et à veiller à la stricte application de l’Accord de Washington, signé sous la médiation du président américain Donald Trump.

Enfin, Kinshasa exhorte les facilitateurs internationaux Washington, Doha et les médiateurs africains à intensifier leurs efforts diplomatiques pour éviter l’effondrement complet du processus de paix.

Matthieu BEYA

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