Dans la salle épiscopale du diocèse d’Inongo, la femme leader Norvège Mboliasa a animé une conférence le 02 décembre 2025, axée sur la lutte contre les violences basées sur le genre (VBG) et la promotion de la participation politique des femmes, en vue des élections de 2028.
Réunissant 50 participantes issues de différentes couches sociales notamment des femmes pygmées et des personnes vivant avec handicap l’activité poursuivait un double objectif : accroître le niveau d’engagement des femmes dans le processus électoral et renforcer leur rôle dans la communauté.
« Grâce à la formation reçue de la Fondation internationale pour les systèmes électoraux (IFES), à travers le programme She Leads, j’ai trouvé le courage de sensibiliser les mamans. En tant que femme leader, je crois en la capacité de changement que nous portons pour notre province », a dit Norvège Mboliasa
De son côté, Ortance Ebengo, l’une des participantes à cette activité, a exprimé sa gratitude :
« J’ai tellement aimé et apprécié cette initiative. Nous étions comme endormies, aujourd’hui nous sommes réveillées. Ce que nous voyons dans d’autres provinces, où les femmes s’élèvent, c’est grâce à des actions comme celles-ci. Grâce à ces enseignements sur les violences et la politique, nous n’allons plus reculer. »
Ces séances visent à éveiller la conscience des femmes, encourager leur engagement politique, et briser les barrières liées aux violences basées sur le genre, longtemps banalisées dans certaines zones rurales.
« Je tiens tout d’abord à remercier maman Norvège Mboliasa pour la belle initiative qu’elle a apportée afin d’éveiller la conscience des mamans de la province du Mai-Ndombe. Beaucoup parmi nous ignoraient encore l’existence de plusieurs formes de violences : dans le mariage, sur le lieu de travail, dans la sphère politique… La femme est souvent discriminée. », a indiqué Nancy Bosuvu.
Selon elle, cette femme leader est venue rappeler que la loi donne à la femme les mêmes droits que l’homme.
« Nous, les femmes, subissons beaucoup de violences, même au sein du foyer. Une femme peut être instruite, compétente, mais se voir empêchée par son mari de travailler »,a déploré cette participante.
Ainsi, Nancy Bosuvu insiste et appelle à la pérennisation de cette initiative :
« Elle ne doit pas s’arrêter ici. Elle doit s’étendre à toute la province, notamment à nos sœurs pygmées qui se sentent souvent négligées. Que maman Norvège ne se décourage pas et continue à toucher toutes les personnes vulnérables. »
Foreign Commonwealth and Development Office a été remercié pour son appui financier de ce programme, qui valorise la femme et la prépare à jouer un rôle de premier plan dans la gouvernance démocratique.