Des accusations graves pèsent sur certains éléments des Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC), déployés dans le territoire d’Oshwe, dans la province du Mai-Ndombe. Leur mission initiale, prévue pour l’installation des bureaux de renseignements, aurait dérivé vers des actes de tracasserie contre la population locale.
D’après une source proche du dossier et un audio largement diffusé sur les réseaux sociaux, un habitant non identifié dénonce les exactions perpétrées dans les groupements de Bolendo et Bolongo, où les militaires auraient instauré un climat de peur et d’abus.
« Toute personne surprise avec un smartphone est arrêtée et soumise à une amende arbitraire de 100 000 FC, en plus de cinq têtes de chèvres par individu », déclare la voix dans l’enregistrement.
L’ordre de mission, signé depuis le 9 juillet 2025, prévoyait pourtant une intervention strictement administrative et sécuritaire. Ces agissements, s’ils sont avérés, soulèveraient des préoccupations sérieuses sur le respect des droits humains et l’encadrement des opérations militaires en milieu civil.
Les autorités provinciales et la hiérarchie militaire sont interpellées pour diligenter une enquête afin de faire la lumière sur ces allégations et, le cas échéant, sanctionner les auteurs.
G.EKOLE
