Human Rights Watch (HRW) a exprimé sa profonde inquiétude le mercredi 1er octobre 2025, suite à la condamnation à mort par contumace de l’ancien président Joseph Kabila par la Haute Cour militaire de la République démocratique du Congo. L’ONG de défense des droits humains y voit une dérive inquiétante susceptible de fragiliser l’État de droit en RDC.
L’ancien chef de l’État, aujourd’hui sénateur à vie, a été reconnu coupable de trahison, de participation à un mouvement insurrectionnel et de crimes de guerre, avec à la clé une amende record de 33 milliards de dollars au titre de dommages et intérêts. HRW conteste non seulement la sévérité du verdict, mais aussi la régularité de la procédure.
L’organisation dénonce un procès expéditif et politiquement orienté, pointant du doigt l’absence de l’accusé tout au long du procès, ce qui constituerait, selon elle, une violation flagrante de son droit à un procès équitable tel que garanti par les instruments juridiques internationaux.
HRW appelle les autorités congolaises à respecter les principes fondamentaux de justice et à éviter l’instrumentalisation des institutions judiciaires à des fins politiques.
Matthieu BEYA
