Confrontré à une insécurité grandissante depuis plusieurs semaines, le territoire de Mushie dans la province du Mai-Ndombe, ne dispose que de 140 policiers ayant à leur disposition cinq (5) armes opérationnelles. C’est le député national, Freddy Bonzeke qui a fait cette révélation, lors d’une conférence organisée le samedi 13 Septembre dernier à Kinshasa sur le sujet.

Cet élu de Mushie a dénoncé l’absence de l’autorité de l’État dans cette partie de la province du Mai-Ndombe.
«La situation de l’insécurité à Mushie est liée aux facteurs endogènes et exogènes. Il y a l’insuffisance de l’autorité de l’État. Il y a également la complicité entre la population et les auteurs des crimes. Ces malfaiteurs n’ont pas peur des autorités. Dans le territoire de Mushie, on n’a que 140 policiers avec 5 armes qui sont opérationnelles. L’État doit avoir la force de dompter la criminalité», a dit Freddy Bonzeke.
Et de préciser : « la consommation exagérée d’ alcool et le reglèment des conflits familiaux liés à l’accusation de sorcellerie sont aussi parmi les éléments qui favorisent ces tueries».

Au cours de la même conférence, les images des exactions perpetrées dans la chefferie de Baboma Nord, notamment dans les villages Isomo et Mbali, ont été projetées.
Pour les natifs de Mushie, il y a une forme du terrorisme sur terrain, car disent-ils, ce sont des violences accompagnées de la terreur.

Initiée par Trésor Mfuru Ngonke, vice-Gouverneur de Mai-Ndombe et originaire de Mushie, cette conférence a été marquée par plusieurs propositions. Parmi ces dernières, il y a entre autres, la tenue des réunions de concertation, de consultation, la sensibilisation, exiger la rigueur et la sécurité de la part des autorités politico-administratives.
«Qui veut la paix prépare la paix», c’est le thème exploité à cette occasion.
Le territoire compterait plus de 140 villages, selon des sources concordantes.
Orman BOLA
