Le Gouverneur de la province, Nkoso Kevani Lebon, a procédé au lancement officiel de l’ atelier de vulgarisation des textes légaux relatifs à la réforme de la Police Nationale Congolaise (PNC), le mardi 16 septembre 2025 à Inongo, chef-lieu de la province du Mai-Ndombe.
Dans son allocution, il a salué l’engagement du Chef de l’État, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, pour la restauration de l’autorité de l’État sur l’ensemble du territoire national.
« … J’invite les autorités locales, la société civile et tous les acteurs concernés à s’approprier pleinement cette campagne », a déclaré le Gouverneur.
Il a rappelé que la sécurité est un besoin fondamental, auquel chaque citoyen doit pouvoir accéder dans la dignité et le respect de ses libertés.
Le Commissaire provincial de la PNC, Murula Mwenze Padhes, a exprimé sa gratitude aux autorités pour avoir choisi la province du Mai-Ndombe comme première bénéficiaire de cette initiative qu’il a qualifiée de « salutaire ».
Plusieurs intervenants ont enrichi les échanges, notamment , madame Inita, qui a présenté les axes et stratégies de la réforme ; le conseiller du ministre de l’Intérieur, Mathieu Ntolo Mutataye, qui a abordé la réforme de la Police Nationale Congolaise en lien avec la décentralisation.
Madame Anita Sombo Kabasele, qui a abordé l’aspect des axes, a souligné que les processus de réforme de la Police nationale congolaise (PNC) poursuit son évolution, avec une vision renforcée axée sur l’efficacité institutionnelle, la professionnalisation et la redevabilité.
C’est dans ce cadre que les autorités ont présenté les grandes lignes du Plan d’action quinquennal 2026–2030 (PAQ2), validé par le Comité de Suivi de la Réforme de la Police (CSRP).
Cette réforme découle de l’Accord Global de Sun City (2002), où la société civile avait identifié la réforme du secteur de sécurité police et armée comme une priorité nationale. Un diagnostic approfondi de la PNC, validé en 2006–2007, a abouti à l’adoption d’un cadre stratégique à long terme, structuré autour de 19 objectifs déclinés en plans d’action.
Trois piliers de la réforme
Le PAQ2 repose sur trois axes majeurs :
- Renforcement du cadre institutionnel
- Professionnalisation de la police
- Redevabilité et bonne gouvernance
Dans le volet redevabilité,la priorité est donnée à la maîtrise des effectifs et des ressources financières et matérielles. L’objectif est de garantir que 100 % des policiers actifs soient identifiés, que les personnels inactifs ou fictifs soient recensés, et que les ressources soient gérées de manière transparente. Un système de gestion informatisé et un contrôle interne rigoureux de la chaîne des dépenses sont prévus à cet effet.

Le coût estimé pour cette action est d’environ 206 millions USD, hors budget de retraite estimé à 409 millions USD.
Du côté Infrastructures et équipements, le plan prévoit une amélioration des conditions de travail avec l’objectif de réhabiliter ou construire 445 bâtiments (commissariats, centres de formation, etc.) et d’équiper la police en moyens logistiques modernes (véhicules, radios, outils de communication, etc.).
Le coût global de cette opération est estimé à 791 millions USD.
L’atelier s’est déroulé dans une approche participative dans la salle Cinquantenaire des Sœurs visant à permettre aux participants une meilleure compréhension des enjeux.
Cette activité a été financée par le Secrétariat Exécutif du Comité de Suivi de la Réforme de la Police, en collaboration avec la Police Nationale Congolaise et le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD).
G.EKOLE et Matthieu BEYA
