Le président américain Donald Trump a surpris l’opinion ce mercredi 25 juin 2025, lors d’une réunion de l’OTAN, en prenant ouvertement position sur les violences qui sévissent dans l’Est de la République Démocratique du Congo depuis plus de trois décennies.

« Le Rwanda est entré au Congo et a tué des populations à la machette, et personne n’a rien fait. Moi, j’ai mis fin à cela », a-t-il déclaré, provoquant un moment de silence dans la salle.

Cette sortie, jugée choc par plusieurs observateurs, intervient à un moment hautement symbolique, Kinshasa et Kigali doivent donc signer le vendredi 27 juin prochain un accord de paix historique, censé mettre un terme à plus de trente ans de conflits armés, de tensions diplomatiques et d’accusations réciproques.

En évoquant explicitement la responsabilité du Rwanda dans certains massacres commis sur le sol congolais, Donald Trump devient l’un des rares dirigeants occidentaux à s’exprimer aussi directement sur un sujet longtemps resté sensible dans les milieux diplomatiques.

Le président américain a également insisté sur son rôle dans la désescalade régionale, affirmant avoir contribué à l’apaisement par des pressions diplomatiques ciblées.

Cette déclaration pourrait peser sur les discussions à venir, tout en mettant en lumière la persistance des blessures historiques entre les deux voisins.

Matthieu BEYA

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