Une opération de contrôle menée le mercredi 14 mai 2025 par l’Office National des Produits Agricoles du Congo (ONAPAC) a permis l’interception de plus de 70 sacs de café falsifié à bord d’un bateau accosté au port de Dokolo, à Kisangani, dans la province de la Tshopo.
Les agents de l’ONAPAC/Tshopo ont découvert un mélange douteux : du café brûlé mélangé à des écorces, du soja, et même des morceaux de vêtements calcinés. « Ces pseudo-torréfacteurs font consommer à la population des déchets à la place de véritable café », a dénoncé l’ingénieur Blaise Lutala, directeur provincial de l’ONAPAC/Tshopo.
D’après l’analyse effectuée sur place, seuls 30 kilos sur les 100 que contient un sac sont réellement du café, les 70 kilos restants étant constitués de résidus sans aucune valeur nutritive. Pour foncer artificiellement la couleur du produit, les fraudeurs n’hésitent pas à utiliser des habits brûlés.
La cargaison, en cours de déchargement au moment de l’intervention, a été immédiatement saisie par l’ONAPAC. Un officier de police judiciaire est attendu pour dresser un procès-verbal, avant que les autorités compétentes ne prennent une décision définitive.
L’alerte est venue de l’antenne de l’ONAPAC à Bumba, qui a informé la direction provinciale de la Tshopo de l’acheminement de cette marchandise suspecte. Le bateau transportant le faux café provenait de Bumba. Informée des faits, la ministre provinciale en charge de l’environnement a promis des sanctions sévères à l’encontre des responsables de ce qu’elle qualifie d’« actes criminels ».
Merveille META
