Le président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, s’apprête à reprendre ses déplacements à l’intérieur du pays dès le mois de juin 2025. Cette nouvelle tournée provinciale, qui débutera par le Lualaba, vise à « renforcer l’État au niveau local » et à suivre de près la mise en œuvre des projets de développement. L’annonce a été faite lors du Conseil des ministres du vendredi 9 mai, à Kinshasa.

La première étape de cette tournée coïncidera avec la 12e Conférence des gouverneurs, prévue du 10 au 12 juin à Kolwezi. Le chef de l’État y voit une occasion de relancer la dynamique de proximité instaurée lors de ses précédents déplacements. « Le moment est venu de redonner de l’élan à nos engagements en faveur des populations », a-t-il affirmé devant le gouvernement.

Après le Lualaba, Félix Tshisekedi prévoit de se rendre dans le Kongo-Central, le Grand Bandundu et le Grand Équateur, des régions marquées par des défis spécifiques. Le président entend s’y « immerger dans les réalités locales » et rappeler aux autorités leur responsabilité face aux attentes des citoyens. « Être au contact direct des Congolais, c’est aussi une manière de mieux gouverner », a-t-il insisté.

La coordination des aspects logistiques et politiques de cette tournée a été confiée à la Première ministre Judith Tuluka Suminwa, épaulée par le Vice-premier ministre de l’Intérieur, Jacquemain Shabani. Tshisekedi a appelé le gouvernement à se tenir prêt pour un « dialogue franc avec les autorités provinciales et les citoyens ».

Cette initiative s’inscrit dans la continuité d’une démarche amorcée en 2024, lorsque le président avait sillonné plusieurs provinces pour prôner l’unité nationale et la relance socio-économique. Elle est perçue comme un retour à une gouvernance de terrain, loin des discours centralisés. Une méthode que plusieurs analystes jugent « efficace pour créer un lien direct avec les communautés ».

En s’engageant à suivre personnellement l’avancement des projets, Félix Tshisekedi veut imprimer un nouveau rythme à l’action publique. « Chaque projet doit avoir un impact visible. Il n’y a plus de place pour l’improvisation », a-t-il prévenu, soulignant la nécessité d’une redevabilité accrue au niveau local.

Siméon TUENDELE

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