Le souverain pontife du Vatican, le pape François a tiré sa révérence ce lundi 21 avril 2025 à l’âge de 88 ans. Et ce, après deux mois environ d’hospitalisation, alors que le Vatican signalait l’amélioration de son état de santé, quelques jours plutôt.

Hospitalisé pour une «bronchite», il était sorti de l’hôpital en mars et avait fait de nombreuses apparitions publiques, dont la dernière dimanche 20 avril dernier pour la bénédiction « Urbi et Orbi ». Il s’était même autorisé un bain de foule.

« Ce matin à 7h35, l’évêque de Rome, François, est revenu à la maison du Père », a annoncé le cardinal Kevin Farrell dans un communiqué publié par le Vatican sur sa chaîne Telegram.

Que retenir de sa vie avant le pontificat ?

Avant de devenir François, successeur de Saint-Pierre, de son vrai nom Padre Jorge Mario Bergoglio en Argentine, fils d’émigrés italiens, né le 17 décembre 1936 à Buenos Aires, où il a grandi dans le quartier populaire de Flores. Il a connu les bidonvilles, la dictature, le populisme, le prosélytisme des sectes évangéliques… Il n’aimait pas les honneurs et n’avait rien oublié de sa vie antérieure. Il s’est destiné d’abord à la chimie avant d’entrer au séminaire. Ordonné prêtre en 1969, il gravit rapidement les échelons au sein de la Compagnie de Jésus et devient archevêque de Buenos Aires en 1998.

Il faut noter que de 1964 à 1965, il a été professeur de littérature et de psychologie à l’Université de l’Immaculée de Santa Fé. Et puis, en 1966, à l’Université del Salvador à Buenos Aires. À partir de 1967 jusqu’ à 1970, il reprend des études de théologie à l’Université de San Miguel et obtient son diplôme.

Il est ordonné prêtre le 13 décembre 1969 par Mgr Jamón José Castellano, archevêque émérite de Cordoue.

Le 31 juillet 1973, il est nommé Provincial des jésuites d’Argentine, charge qu’il exerce jusqu’en 1979 (6 ans). Entre 1980 et 1986, Jorge Bergoglio occupe principalement deux fonctions : il est recteur du collège Saint-Joseph à San Miguel, dans la banlieue de Buenos Aires et curé de la paroisse Saint-Joseph à San Miguel.

Durant cette période, Bergoglio enseigne la théologie pastorale. En 1986, il quitte ces fonctions pour se rendre à Francfort, en Allemagne afin de poursuivre ses études et travailler sur une thèse de doctorat (sur le théologien italien Romano Guardini), qu’il n’achèvera finalement pas. En juin 1990, il retourne en Argentine. Suite à une période de conflit au sein de la Compagnie de Jésus, Jorge Mario Bergoglio est envoyé en exil à Cordoba, en Argentine, de 1990 à 1992 où il est curé et confesseur.

Cette période d’exil se termine le 13 mai 1992, lorsqu’il est nommé évêque auxiliaire de Buenos Aires par le Pape Jean-Paul II. Cette nomination s’est faite sur l’intervention du cardinal Antonio Quarracino, alors archevêque de Buenos Aires, qui souhaitait avoir Bergoglio comme proche collaborateur. Cette nomination marque le début de son ascension dans la hiérarchie ecclésiastique, le menant ultimement à devenir le pape François en 2013.

De son vivant, il a été aussi nommé archevêque coadjuteur, Il a participé à l’Assemblée spéciale pour l’Amérique du Synode des évêques en novembre 1997.

À la mort du Cardinal Antonio Quarracino, il se fait remarquer pour son train de vie humble, voire ascétique, il devient archevêque de la capitale d’Argentine, le 28 février 1998.

Il a été aussi l’évêque ordinaire des fidèles de rite oriental résidents en Argentine sans Ordinaire de leur propre rite et Chancelier de l’Université catholique d’Argentine depuis le 30 novembre 1998.

Il a assuré la fonction du rapporteur général adjoint de la Xème Assemblée Générale ordinaire du Synode des Évêques sur l’évêque en octobre 2001.

Il a participé également à XIe Assemblée générale ordinaire du Synode des évêques en octobre 2005 sur l’Eucharistie.
Le 9 novembre 2005, il est élu président de la Conférence épiscopale d’Argentine, réélu en 2008 et termine son mandant en novembre 2011. Il est Président de la Commission épiscopale pour l’Université catholique d’Argentine.

Il a été créé cardinal-prêtre par Jean-Paul II lors du consistoire du 21 févier 2001. Bergoglio, âgé de 64 ans à l’époque, était l’un des 44 nouveaux cardinaux nommés ce jour-là.

Il sied de noter que durant son pontificat, le pape François a martelé sur la justice sociale, le dialogue social au sein de l’église dans le monde et la simplicité. Une annonce choquante pour les chrétiens dans le monde notamment l’église Catholique.

Joseph SAMWAKA et Orman BOLA

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